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HRW | Égypte: Il ne faut pas renvoyer les demandeurs d’asile vers la Syrie

En ligne depuis le 12 juillet 2013

Des Syriens ont été sommairement expulsés en vertu de nouveaux critères d’entrée.

Article publié le 10 juillet 2013 sur le site de Human Rights Watch. Cliquez ici pour consutler l’article.

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© HRW 2011

L’Égypte devrait permettre aux personnes qui fuient la Syrie d’accéder sans entrave à l’agence de l’ONU chargée des réfugiés afin que celle-ci puisse examiner de manière appropriée leurs demandes d’asile, et devrait également permettre aux Syriens déjà enregistrés auprès de cette agence de revenir en Égypte si elles ont dû provisoirement quitter ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Sans avertissement préalable, le 8 juillet, le gouvernement égyptien a durci sa règlementation s’appliquant à l’entrée de Syriens en Egypte, en exigeant l’obtention d’un visa et d’un certificat de sécurité avant leur arrivée dans le pays. Selon les médias, le même jour, l’Égypte a refusé l’entrée à 276 personnes en provenance de la Syrie, notamment en obligeant un avion à retourner à Lattaquié (nord-ouest de la Syrie) et en bloquant plusieurs personnes à l’aéroport international d’Alexandrie.

« L’Égypte traverse certes une période tumultueuse, mais ce n’est pas une raison pour renvoyer des Syriens vers leur pays où leur vie ou leur liberté pourrait être menacée », a déclaré Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient à Human Rights Watch.

À ce jour, le bureau du  Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Égypte a enregistré quelque 90 000 demandes d’asile de personnes ayant fui la Syrie.

En vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, le gouvernement égyptien ne peut pas renvoyer une personne vers un pays  « où sa vie ou sa liberté serait menacée », ou dans lequel elle risquerait de subir la torture, ou des traitements inhumains ou dégradants. Avant de renvoyer quiconque vers la Syrie, l’Egypte devrait donc permettre à tous les demandeurs d’asile syriens de déposer une telle demande auprès du bureau égyptien du HCR qui, en vertu d’un accord conclu en 1954, mène les procédures de détermination du statut de réfugié dans ce pays.

En outre, en vertu du droit international relatif aux droits humains, l’Egypte est tenu de protéger le droit à la santé de toute personne sur son territoire, notamment en lui garantissant l’accès aux médicaments essentiels.

Pour lire l’intégralité de ce communiqué en anglais, veuillez cliquer ici.

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