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IRIN | Le retour progressif des réfugiés maliens dans leur pays

En ligne depuis le 31 juillet 2013

À mesure que la situation se stabilise, les Maliens quittent progressivement le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger voisins où ils avaient trouvé refuge, plus d’un an après le coup d’État militaire et l’insurrection qui a secoué ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Article publié sur le site de l’IRIN – nouvelles et analyses humanitaires, le 31 juillet 2013. Consultez l’article sur le site de l’IRIN en cliquant ici.

Entre le 25 juin et le 12 juillet, quelque 8 148 personnes rentrées par leurs propres moyens ont été enregistrées dans les régions maliennes de Gao, de Mopti et de Tombouctou. C’est le nombre de rapatriés le plus important depuis le signalement de retours spontanés, a déclaré Anouk Desgroseilliers, responsable de la communication du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Mali.

« Il y a encore des débris de guerre  explosifs et des vols dans certaines régions, ainsi qu’un sentiment de méfiance, mais le retour au calme des trois derniers mois et la présence de l’armée, des pouvoirs publics et de l’administration locale encouragent les retours », a affirmé Boni Mpaka, chef adjoint du bureau de l’OCHA au Mali.

Plus de 175 000 Maliens sont toujours réfugiés et 353 455 autres sont déplacés dans le pays depuis la flambée de violence qui a notamment embrasé le nord du Mali après le coup d’État de mars 2012.

« Nous ne conseillons aucun retour pour le moment. Mais nous évaluons quels vont être les besoins des rapatriés », a déclaré Mme Desgroseilliers. Les organisations humanitaires ont exprimé leurs inquiétudes de voir les taux de malnutrition élevés dans la région de Gao, au nord du Mali, s’aggraver avec le retour spontané des réfugiés. Le taux de malnutrition aiguë globale (GAM) est de 13,5 pour cent, légèrement inférieur au seuil d’urgence fixé à 15 pour cent.

Les élections présidentielles du 28 juillet encouragent également les retours, a déclaré Lucien Simba, chargé des affaires humanitaires de l’OCHA à Dakar. « Les gens espèrent que les choses vont changer ». Les pouvoirs publics ont fait en sorte que les réfugiés qui se trouvent dans les pays voisins puissent voter.

« La recherche de pâturages, la préparation pour retourner à l’école à la rentrée prochaine, les élections présidentielles, ceux qui reviennent pour vérifier l’état de leurs maisons et de leurs biens ; plusieurs raisons font que les gens rentrent progressivement au Mali », a déclaré à IRIN le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

Cependant, les rapatriés manquent de nourriture, ont besoin d’aide pour reconstruire leurs maisons et reconstituer leurs cheptels. Les enfants auront aussi besoin de certaines conditions en plus de la sécurité ; il leur faudra des professeurs et des écoles fonctionnelles pour reprendre leur scolarité à la rentrée prochaine. De nombreux efforts doivent être réalisés pour favoriser la cohésion sociale et renforcer les capacités de résilience au niveau communautaire qui a été affaibli par les troubles, a expliqué le DRC.