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La Jordanie submergée de réfugiés syriens

En ligne depuis le 24 août 2013 - modifié le 5 août 2014

Le royaume hachémite devrait compter près d’un million de réfugiés syriens d’ici à la fin de 2013.

Selon le HCR, dans les camps, les réfugiés sont confrontés aux risques de recrutement comme enfants-soldats, aux violences sexuelles et à l’exploitation comme main-d’œuvre.

Article de Agnès Rotivel, paru dans La Croix, le 11 août 2013. Cliquez ici pour lire l’article sur le site de La Croix.

Fin mai, la Jordanie comptabilisait 473 587 Syriens sur son sol, enregistrés ou en attente de l’être auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont 110 000 résidant dans le camp de Zaatari.

Selon les prévisions, la Jordanie pourrait compter d’ici à la fin de 2013 un million de Syriens, dont 300 000 dans des camps et 700 000 éparpillés dans des villes et des villages. C’est déjà beaucoup trop pour un petit pays aux ressources très limitées. Aussi le gouvernement réclame-t-il que la communauté internationale ouvre davantage de camps pour les accueillir.

Leur présence pèse sur l’économie locale

Le camp de Zaatari, situé dans le gouvernorat de Mafraq (nord de la Jordanie), a été ouvert en juillet 2012 et affiche déjà complet. En mars 2013, le gouvernement jordanien a approuvé la construction d’un autre camp près d’Azraq (à une centaine de kilomètres à l’est d’Amman). Il devrait pouvoir accueillir 130 000 personnes. Enfin, le camp EJC (jordano-émirati), qui à l’origine avait une capacité de 5 000 personnes à son ouverture en avril 2013, sera agrandi pour contenir 30 000 réfugiés.

Jusqu’à présent, les Syriens peuvent entrer sans visa dans le royaume hachémite. Mais leur présence pèse sur l’économie locale. Officiellement, le chômage en Jordanie est évalué à 12 %. Leur présence exacerbe les tensions internes. Un sondage d’un grand quotidien national révèle que trois Jordaniens sur quatre souhaitent que le pays ferme ses portes aux réfugiés syriens.

Les réfugiés peuvent s’installer hors des camps

Dans les camps, que ce soit au Liban, en Irak ou en Jordanie, les réfugiés syriens sont confrontés aux risques de recrutement d’enfants comme soldats, aux violences sexuelles et à l’exploitation comme main-d’œuvre, dénonce un rapport du HCR qui désigne le camp de Zaatari où « à la fois le crime organisé et les groupes d’opposition opèrent dans le camp et s’emploient à poursuivre leurs objectifs financiers et politiques ». « Devant ces conditions difficiles, combinées avec un haut niveau de criminalité, il n’est pas surprenant d’entendre les réfugiés parler de leur désir de s’échapper », poursuit-il. Un nombre de plus en plus important d’entre eux est déjà retourné en Syrie, malgré les combats.

Le rapport critique également le système jordanien qui permet aux réfugiés de s’installer hors des camps – environ 60 % des 1,8 million de réfugiés dispersés dans les pays voisins (Jordanie, Irak et Liban), vivent en dehors des camps –, s’ils bénéficient d’un sponsor jordanien, lequel facture généralement son aide 500 dollars (375 €).

Voir aussi:

 

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