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Pétition contre le renvoi par la Suisse d’une femme d’origine Mapuche au Chili

En ligne depuis le 12 septembre 2013 - modifié le 13 septembre 2013

Une pétition a été initiée sur le site change.org contre le renvoi vers la Chili, de Flor Calfunao Paillalef, dénonciatrice des violations des droits de l’homme des mapuche, suite à sa demande d’asile déposée le 17 novembre 2008.

Drapeau mapuche

Drapeau mapuche

Pétition de Tania Marino Queupumil (Suisse)

Flor Calfunao Paillalef, dénonciatrice des violations des droits de l’homme des mapuches risque l’expulsion vers le Chili fixée au 31 août 2013 suite à sa demande d’asile du 17 novembre 2008 déposée en Suisse.

Compte tenu de la situation actuelle des mapuches, sa sécurité est en danger.

Flor Calfunao Paillalef est une personne sérieuse bien intégrée sur le plan professionnel et social dans la ville de Genève où elle réside depuis plusieurs années.

En 2008, elle a reçu publiquement par le Maire de Genève, M. Patrice Mugny le prix « Femme exilée, femme engagée » pour son engagement dans la dénonciation des violations des droits de l’homme des mapuches au Chili.

Le 21 juillet 2012, élue par les autorités traditionnelles mapuches en tant qu’ambassadrice pour mettre en œuvre la Mission permanente mapuche devant les Nations-Unies selon l’art . 3 de la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones de 2007, elle poursuit  son travail de dénonciation devant les instances onusiennes (1).

Durant son exil en Suisse, plusieurs membres de sa famille ont été emprisonnés en raison de leurs revendications territoriales et de leurs droits en tant que peuple autochtone comme de nombreux autres mapuches (2).

Il est essentiel  de tenir en compte ce qui suit :

1)      Ben Emerson, rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte anti-terroriste a rédigé un rapport le 30 juillet 2013 suite à sa visite officielle au Chili cet été. Il confirme la violence excessive exercée par les policiers à l’encontre des communautés mapuches et conclut qu’il n’y a pas de terrorisme, il a par conséquent recommandé à l’Etat chilien de cesser d’utiliser la loi anti-terroriste et suivre la voie du dialogue car la situation est potentiellement « explosive »(3).

2)  En réponse, le Ministre de l’Intérieur chilien Chadwick a rejeté les recommandations.

3)      La situation explosive est tristement illustrée entres autres par l’assassinat par balles d’un mapuche de 26 ans, Rodrigo Melinao Lican, survenu le 6 août 2013 dans la région de Ercilla au sud du Chili dans un contexte hostile. En effet, le Ministre de l’agriculture Luis Mayol et l’ex-ministre de la justice Teodoro Ribera Neuman ont réitéré l’appel à la légitime défense des propriétaires colons et ont ainsi justifié l’utilisation des armes par ces derniers sur fond de menaces de mort proférés explicitement contre les mapuches. Cet assassinat est intervenu alors que la police avait militarisé la zone et contrôlait jour et nuit tout mouvement des personnes avec différentes installations modernes technologiques. La position politique chilienne attise la violence et ne protège pas les communautés mapuches des attaques latifundistes.

Sur la base de ces éléments, la ville de Genève, ville des droits de l’homme qui a reconnu le travail de Flor Calfunao Paillalef dans ce domaine, ne peut expulser une ambassadrice mapuche bien intégrée en Suisse dans un pays qui applique une politique répressive  envers le peuple mapuche et qui réfute le rapport d’un expert en terrorisme et droits de l’homme.

Par conséquent, Flor Calfunao Paillalef, mapuche active dans le cadre des droits de son peuple n’a pas la garantie d’être en sécurité au Chili.

C’est pourquoi,il est urgent de reconsidérer son ordre d’expulsion.

Signer, diffuser et écrivez cette pétition à:

Madame la Conseillére fédérale Simonetta Sommaruga

Département fédéral de justice et police, Palais fédéral ouest, 3003 Berne
Fax: 031 322 78 32

Monsieur le Conseiller d’Etat Pierre Maudet, Place de la Taconnerie 7, CP 3962, 1211 Genève 3

Madame la Maire Sandrine Salerno, rue de l’Hôtel-de-Ville 5, 1211 Genève

Cliquez ici pour aller sur le site de la pétition.