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COUVET : Des ateliers artistiques proposés aux résidants du centre d’accueil

En ligne depuis le 19 septembre 2013 - modifié le 5 août 2014

Article publié par Delphine Willemin dans L’Express/L’Impartial du mercredi 31 juillet 2013

Les requérants invités à s’exprimer

Artiste hyperactive avide de voyages et de découvertes, Chloé Nicolet-dit-Félix aime la rencontre et l’échange. Aussi, pour créer une nouvelle occasion de partage, la photographe installée à Neuchâtel a mis sur pied des ateliers de création artistique au centre de premier accueil pour requérants d’asile de Couvet. Musique, peinture, photographie: elle a invité plusieurs artistes pour animer les rencontres. Vu l’aspect gagnant- gagnant du projet, celui-ci va se poursuivre. Un calendrier photographique sera édité pour l’an 2014. Le budget des centres pour requérants d’asile étant limité, cette initiative bénévole a été accueillie à bras ouverts au centre de Couvet. «Ce serait dommage de se priver d’offres comme celle-là, c’est un excellent complément à notre pro-gramme, que nous ne pourrions pas forcément offrir avec nos moyens, tant humains que financiers», indique le responsable du centre, Vincent Schlatter.

Voyager par la rencontre
Pour concrétiser ses plans, la Neuchâteloise a créé une association baptisée «Stories from home and here» (Histoires de la maison et d’ici). Au terme de cette expérience, elle entend donc continuer sur sa lancée en mettant sur pied d’autres projets socio-culturels. «Cela me permet aussi de voyager au travers de rencontres, sans aller bien loin!» Pour elle, il était primordial de fonctionner de manière bénévole pour un tel projet: «Comme les artistes ne gagnent rien, cela crée une relation d’égal à égal avec les résidants du centre.» Après une première prise de contact, Chloé Nicolet-dit-Félix a distribué des appareils photo jetables aux requérants, en leur laissant champ libre pour s’exprimer. Les photographies seront exploitées en un calendrier. La photographe s’est entourée de cinq autres artistes qui ont chacun animé un ou plusieurs atelier(s). Les résidants du centre ont également pu goûter à l’art thérapie avec Habib Afsar, à la peinture et à la céramique avec Kim Bachmann. Enfants et adultes ont aussi créé une fresque de treize mètres de large avec Albeiro Sarria. Ils ont de plus découvert une foule d’instruments de musique avec Barbara Minder et créé des instruments à l’aide d’objets de récupération, avec Bill Holden. Couvet héberge une soixantaine de requérants d’asile en ce moment, pour une capacité de 80 places. Les résidants viennent d’un peu partout, des pays de l’Est, d’Asie, d’Afrique, mais aussi d’Amérique du Sud.

Diminuer les tensions
Hébergé à Couvet jusqu’à récemment, Abdel Fattah, 24 ans, est en Suisse depuis un an et deux mois. Une fois au centre, le Tunisien s’est précipité sur les ateliers artistiques. «Cela nous a permis de bien rigoler tous ensemble, de passer du bon temps. Je ne veux pas critiquer le centre de Couvet, car on y est relativement bien installé, mais honnêtement, ces endroits sont un peu comme des prisons, il n’y a pas grand chose à faire.» Récemment frappé d’un refus d’octroi de l’asile, le jeune homme s’apprête à quitter le territoire suisse. Selon Vincent Schlatter, «la démarche est doublement bénéfique pour les requérants. Cela leur permet de faire des rencontres, puisqu’ils connaissent très peu de monde ici. Ce genre d’activités permet aussi de nouer des relations entre les requérants et de diminuer les éventuelles tensions entre eux. Car pour toutes ces personnes issues d’horizons divers, parlant des langues différentes, la cohabitation n’est pas toujours facile.»
Un bénéfice pour toutes les parties.

Retrouvez un autre projet au centre d’accueil de Couvet, d’espace musical créatif, en cliquant ici.

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