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Les visages des grévistes de la faim (Belgique)

En ligne depuis le 15 décembre 2013 - modifié le 11 juin 2014
Les grévistes de la faim: Anissa (en haut à gauche), Grégory (en haut à droite), Clément (en bas à gauche), Selma (en bas à droite)

Les grévistes de la faim: Anissa (en haut à gauche), Grégory (en haut à droite), Clément (en bas à gauche), Selma (en bas à droite)

Photos d’Alberto Campi.

17 décembre 2013: Les quatre grévistes de la faim en soutien aux Afghans suspendent leur action!!

“Nous avons eu l’occasion d’exposer notre cause à Elio Di Rupo, qui s’est engagé à contacter le médiateur fédéral au sujet du groupe d’Afghans qui occupe actuellement l’église du Béguinage. Il s’agit là d’un signal positif et nous avons donc décidé de suspendre notre action”, a indiqué mardi Anissa, l’une des grévistes de la faim. “Nous allons maintenant voir ce qui va être concrètement entrepris pour les Afghans. Si toutefois le blocage persiste, nous reprendrons notre grève de la faim”, a-t-elle conclu. (Tiré de l’article publié dans La Libre Belgique le 17 décembre 2013).

 

Pourquoi je rejoins la grève de la faim en soutien des réfugiés afghans

Lettre à la presse de Grégory Meurant (comité de soutien des réfugiés afghans)

A l’heure actuelle, la dégradation toujours progressive de la situation en Afghanistan n’est contestée par aucun analyste. Depuis bientôt trois mois, j’accompagne le collectif afghan dans son combat pour la dignité. Ensemble, nous avons été confrontés à plusieurs formes de violence. Une violence institutionnelle, par le refus d’octroyer un titre de séjour à des personnes civiles qui fuient un pays investi par l’armée belge et par la déportation de ces gens sans autorisation du gouvernement afghan. Une violence politique, par les tentatives, parfois réussies, de déportation d’afghans privés de titre de séjour et arrêtés le jour d’une manifestation politique. Une violence policière, par les morsures de chiens tenus sans muselière, par les charges multiples de la police, piétinant, gazant et matraquant des hommes, femmes et enfants.

Il y a une semaine, deux personnes faisaient le choix d’entamer une grève de la faim pour interpeller les autorités politiques des tendances franchement inquiétantes qui ont été révélées sur le terrain. Aujourd’hui, à la veille de l’hiver et des congés parlementaires, je choisis de les rejoindre.

Dans le contexte politique actuel, aucun membre des partis politiques de la majorité ne semble avoir le courage de s’opposer à la montée dans les sondages de la Secrétaire d’État à l’asile et à la migration, tant qu’elle fait de l’ombre au nationalisme flamand. Or, la condition afghane en Belgique ne correspond ni à l’idéal socialiste, ni à l’humanisme libéral, ni à la compassion chrétienne. Elle est une responsabilité collective.

A ces piliers et à l’ensemble du gouvernement, mon message est le suivant : il n’y a rien à attendre d’une société qui laisse se poursuivre ces différentes formes de violence pour se caler sur une stratégie de calendrier électoral.

Dans ce contexte, j’ai décidé de me joindre aux revendications des grévistes, qui sont :

– Une enquête parlementaire sur la mort d’Aref pour déterminer la responsabilité de la Belgique dans celle-ci. Aref était un afghan privé de titre de séjour. Il a introduit 4 demandes d’asile qui ont été refusé sous prétexte qu’il n’était pas en danger. Aref a accepté un retour volontaire en Afghanistan et il en est mort, tué par les talibans qu’il craignait !

– Un audit indépendant de la police de 1000 Bruxelles sur les violences policières. En effet, ces derniers temps, nous avons été témoin de plusieurs manifestations réprimées avec violence, dont celles des afghans.

– Un moratoire sur les expulsions des afghans. L’Afghanistan est un pays en guerre où l’armée belge est engagée. Même le ministère des affaires étrangères déconseille aux belges de partir en Afghanistan.

– Un statut légal qui permet une vie digne et humaine. Avec le moratoire, les afghans devront rester en Belgique. Donc ils doivent avoir des droits humains comme cela se fait dans d’autres pays.

Grégory MEURANT

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