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IRIN | Les nouveaux camps destinés aux Irakiens déplacés offrent la sécurité, mais peu de confort

En ligne depuis le 24 novembre 2014

Sneen, qui est enceinte de plusieurs mois, s’agenouille devant sa tente pour échapper au soleil de plomb et se protéger les yeux de la poussière.

Article publié sur le site de l’IRIN, le 1er juillet 2014. Cliquez ici pour lire l’article sur le site de l’IRIN.

Cette jeune femme de 23 ans, qui n’a donné que son prénom, est arrivée au camp de Khazair, situé à proximité du poste de contrôle du même nom à la frontière entre le centre de l’Irak et la région semi-autonome du Kurdistan, au nord du pays, le 14 juin. Elle était accompagnée de ses trois enfants et de sa mère, Beduwa. Elle a fui Mossoul, la deuxième ville la plus importante du pays, en pleine nuit pour échapper aux combats.

«Il faisait nuit et il y avait des bombardements. Nous n’avons pas de voiture, alors nous sommes partis à pied, les combats étaient proches», a-t-elle indiqué, en expliquant que son mari, chauffeur de taxi dans la capitale, Bagdad, était bloqué dans la ville, car les routes étaient bloquées par des postes de contrôle installés par des militants.

Le camp de Khazair se trouve à environ 100 km à l’ouest de la capitale kurde, Erbil, et à 53 km à l’est de Mosul, une ville occupée depuis peu par les militants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).

L’EIIL et d’autres militants sunnites luttent contre le gouvernement chiite irakien depuis plusieurs mois, mais cette nouvelle avancée a contraint quelque 500’000 personnes à quitter leur domicile au cours de ces dernières semaines, selon les Nations Unies. Elle a fait grimper le nombre total de déplacés dans le pays à 1,2 million depuis janvier.

Le camp de Khazair, qui s’étend sur trois hectares, accueille environ 1400 personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP), mais les chiffres évoluent tous les jours. Le camp de Khazair est l’un des deux camps de transit opérationnels et plusieurs autres sont en construction. Le reste des déplacés vivent dans les centres urbains. (Lire l’analyse d’IRIN sur la réponse à la situation des PDIP)

Sneen et les autres déplacés ont trouvé un abri et la sécurité à Khazai, mais le camp – un terrain plat et exposé qui, il y a quelques semaines encore, n’était qu’un champ de blé – offre peu de confort.

Le site, qui se trouve à seulement quelques mètres du poste de contrôle, est sec et nu. Les femmes se protègent de la fournaise et des nuages de poussière avec des foulards.

«Il fait tellement chaud ici», a dit Sneen. «Mon aînée ne peut pas dormir. Elle se réveille tout le temps et elle pleure. Elle a besoin d’eau froide et d’une douche. Il fait tellement chaud».

Des conditions difficiles

Il n’y a pas grand-chose à Khazair à part les rangées de tentes bleues et blanches, frappées du sigle du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), et quelques latrines.

On comprend facilement pourquoi seulement quelques familles s’y sont installées et pourquoi une majorité de déplacés a poursuivi sa route vers les centres urbains.

Modher Alhamadani, qui est chargé de la coordination de la réponse d’urgence et des projets de migration et santé pour l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a dit qu’une relocalisation du camp était envisagée en raison des mauvaises conditions de vie.

«Le gouvernement se prépare à transférer les familles vers un camp plus permanent et c’est pour cette raison que le gouvernement et d’autres agences n’investissent pas dans le site», a-t-il dit.

«Cela veut dire que les PDIP sont dans une situation très difficile … Ils n’ont pas d’électricité et pas suffisamment d’eau».

Il a dit que le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) distribuait de l’eau potable, mais en quantité insuffisante pour la consommation quotidienne, et que les conditions d’assainissement étaient médiocres: «Si vous restez ici dix minutes, vous sentirez les mauvaises odeurs».

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