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PICUM | Pourquoi il est vital de défendre une terminologie adéquate

En ligne depuis le 26 octobre 2015 et publié dans - modifié le 13 août 2017

«Un nombre record d’immigrants illégaux», «Nous devons expulser plus rapidement les immigrants illégaux». Tels sont les titres des journaux et expressions utilisées quotidiennement dans toute l’Europe par les décideurs politiques. Une rhétorique qui, dans une actualité marquée par la violence et les guerres, crée les conditions d’un sentiment de peur et de menace associée aux migrants, les désignant comme des personnes à poursuivre et à punir. Ces perceptions erronées ont un impact considérable. Elles contribuent à faire accepter des mesures politiques violant les droits fondamentaux des migrants. A ce qu’ils soient maltraités, exploités, abusés.

PICUM, la Plate-forme pour la Coopération Internationale sur les Sans-papiers, a lancé en juin 2014 sa campagne «Words Matter». Elle milite pour que le langage utilisé pour parler des migrants sans documents de voyage soit correct et non abusif et pour remettre en question les discours discriminatoires. A l’appui de la campagne, un petit dépliant de poche [voir pages ci-dessous] expliquant les raisons pour lesquelles le terme «immigrant illégal» ne doit pas être utilisé, un lexique avec les diverses traductions du terme «sans-papiers» et/ou «migrant irrégulier» dans les langues de l’Union européenne, et un aperçu des institutions-clé qui se sont engagées à préférer le terme migrant irrégulier ou sans-papiers. Publié en anglais, il a été traduit en allemand, grec, italien, espagnol, néerlandais et tout récemment en français Le dépliant a été diffusé à travers le réseau de PICUM.

PICUM, la Plate-forme pour la Coopération Internationale sur les Sans-papiers, est une organisation non gouverne- mentale (ONG) qui vise à promouvoir le respect des droits humains à l’égard des migrants sans papiers en Europe. Elle représente un réseau de 140 ONG actives dans 31 pays, essentiellement européens. Elle a un statut consultatif auprès des Nations unies et du Conseil de l’Europe.

Un élément-clé de la campagne est de parvenir ensemble à atteindre les décideurs politiques, médias, interprètes et autres organisations de la société civile et la population en général. Durant la première année de sa campagne, PICUM a mis en place un large réseau, en partie grâce aux médias sociaux et à la création du hashtag #WordsMatter. Plusieurs décideurs importants ont pris fait et cause pour la campagne. Notamment Anne Brasseur, présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (l’APCE), qui a consacré son communiqué à la campagne de PICUM lors de la journée internationale des migrants en 2014; mais aussi Aviva Chomsky, professeure d’histoire de l’Université de Salem aux Etats-Unis et auteure du livre How Immigration Became Illegal.

La force collective de la campagne, et les outils mis à disposition par PICUM, ont permis à certaines personnes et organisations en Europe d’obtenir des résultats concrets. Ainsi, une organisation membre de PICUM en Grèce a réussi à convaincre le parlement à modifier sa terminologie, utilisant la version du dépliant de PICUM. PICUM va continuer, avec le soutien de son réseau et parallèlement à d’autres initiatives et campagnes – telles que le projet du Comptoir des médias lancé par Vivre Ensemble -, à militer pour l’utilisation d’un langage adéquat pour qualifier les migrants. Une campagne qui repose sur trois messages très simples que vous pouvez retrouver dans le dépliant édité par PICUM en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

leaflet picum

Elisabeth Schmidt-Hieber
chargée de communication, PICUM


Pour toute information sur la campagne: www.picum.org

Comment s’engager sur la campagne: elisabeth.schmidt-hieber@picum.org