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IRIN | Les pays des Balkans imposent «une ségrégation nationale» à leurs frontières

En ligne depuis le 20 novembre 2015

Au moins trois pays de la route des Balkans – la principale voie empruntée par les migrants et les réfugiés qui tentent de rejoindre le nord de l’Europe depuis la Grèce – ont pris la décision soudaine d’introduire des contrôles frontaliers, autorisant uniquement l’entrée de ressortissants de certaines nationalités sur leur territoire.

Article publié sur le site d’IRIN, le 19 novembre 2015. Cliquez ici pour lire l’article sur le site d’IRIN.

A Idomeni, village grec situé à la frontière avec la Macédoine, l’entrée est désormais refusée aux ressortissants de pays comme le Pakistan, le Soudan, le Sri Lanka, le Marco, le Liberia et la République démocratique du Congo (RDC). La Serbie, quant à elle, accepte uniquement les réfugiés qui viennent de trois pays – la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak – et qui sont munis de papiers d’identité, soit d’un passeport ou de documents d’enregistrement délivrés par la Grèce.

Les autorités croates autorisent uniquement l’entrée de Syriens, d’Afghans, d’Irakiens et de Palestiniens depuis la Serbie.

Melita Sunjic, porte-parole de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a dit que l’introduction de nouveaux contrôles frontaliers créait de la confusion sur le terrain et que le HCR n’avait pas été averti des changements et ne savait pas s’ils revêtaient un caractère temporaire ou permanent.

«Nous pensons que les individus qui sont bloqués devraient avoir accès aux procédures d’asile dans le pays dans lequel ils se trouvent», a-t-elle dit à IRIN. «Tous ces pays sont signataires de la Convention (sur les réfugiés) de 1951 et ont leurs propres lois sur les réfugiés».

«Nous n’acceptons pas l’idée que parce qu’un individu vient de tel pays, il ne peut pas être un réfugié. On devrait leur donner la possibilité de déposer une demande d’asile».

Selon Mme Sunjic, les autorités serbes ont renvoyé des migrants qui ne répondaient à leurs nouveaux critères de nationalité mercredi soir. Les autorités macédoniennes ont commencé par accepter les refoulements, avant de les refuser jeudi matin. A ce moment-là, environ 100 personnes se sont retrouvées dans un no man’s land entre deux frontières, sans abri. Le HCR n’a pas été autorisé à accéder aux migrants, mais des responsables de la Croix-Rouge ont finalement reçu l’autorisation de leur distribuer des couvertures.

Selon Mme Sunjic, 1200 personnes supplémentaires étaient bloquées à Idomeni, car elles ne pouvaient pas entrer en Macédoine.

AreYouSyriousUn groupe Facebook,  ‘Are You Syrious’, visant à informer les réfugiés sur la route des Balkans, a indiqué que «la ségrégation nationale» permet également de renvoyer des migrants de la Macédoine vers la Grèce et de la Croatie vers la Serbie. A Idomeni, Julia Kourafa de l’organisation non gouvernementale (ONG) Médecins Sans Frontières (MSF), a dit que les autorités macédoniennes avaient décidé de limiter le passage à ses frontières le mercredi soir, à 23h.

«La nuit dernière, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de place sous les grandes tentes installées dans le camp de transit [d’Idomeni], et nous avons distribué des tentes et des sacs de couchage supplémentaires, car les gens n’avaient pas d’autre endroit où dormir».

Mme Kourafa a dit à IRIN que les autorités macédoniennes avaient également commencé les préparatifs pour l’installation d’une clôture à la frontière avec la Grèce. Cette clôture devrait s’étendre sur 1,5 kilomètre, des berges de la rivière Axios aux voies de chemins de fer proches d’Idomeni.

Près d’un quart (23 pour cent) des 836’000 migrants et réfugiés qui sont arrivés en Europe par la mer cette année (la majorité par la Grèce) seraient des ressortissants de pays autres que la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak, selon les chiffres du HCR.

La décision prise par plusieurs pays des Balkans d’introduire des contrôles frontaliers de manière simultanée a peut-être été prise lors d’une réunion informelle des ministres de l’Intérieur en Slovénie mardi. Les discussions auraient notamment porté sur des mesures visant à ralentir les flux de réfugiés dans la région.

 

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