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UNHCR | Mise à jour: besoin de protection des réfugiés syriens

En ligne depuis le 22 décembre 2015 - modifié le 22 décembre 2016

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) a mis à jour son évaluation du besoin de protection des personnes fuyant la Syrie. Il réaffirme que la plupart des requérants d’asile provenant de Syrie réunissent les conditions de la définition de réfugié figurant dans la Convention de Genève sur les réfugiés.

Vous trouverez ci-dessous un résumé en français du document réalisé par le Bureau du UNHCR pour la Suisse et le Liechtenstein. Pour lire l’entier du rapport actualisé en anglais, cliquez ici.

Depuis la dernière mise à jour d’octobre 2014, la situation en Syrie s’est encore dégradée du point de vue sécuritaire, de la situation des droits de l’homme ainsi que du besoin d’aide humanitaire. La Syrie représente désormais une des plus grande situation de réfugiés au monde. La moitié de la population syrienne a été déplacée et le chiffre des victimes de la guerre et des déplacés ne cesse d’augmenter. Quant à l’État islamique, il a pu augmenter son influence, en particulier au centre de la Syrie. Par ailleurs, les affrontements entre différents groupes se sont aggravés.

Ainsi et au vu de la situation précaire dans les premiers pays d’accueil, un nombre significatif de personnes continuent leur parcours vers l’Europe alors que, de manière plus limitée, d’autres retournent en Syrie. Les personnes qui retournent en Syrie s’exposent aux conséquences d’une destruction massive, au manque d’approvisionnement ainsi qu’aux risques de nouvelles violences et oppressions.

Dans la mise à jour, le HCR rappelle à nouveau que la plupart des requérants d’asile provenant de Syrie réunissent les conditions de la définition de réfugié figurant dans la convention de Genève sur les réfugiés, dans la mesure où ils auraient une raison fondée de craindre d’être persécutés du fait d’une des causes figurant dans la convention. Pour beaucoup de membres de la société civile qui ont fui la Syrie, la crainte de persécution découlera d’un lien direct ou indirect, réel ou supposé avec un des groupes participant au conflit, que ce soit en raison de leur religion, appartenance à un groupe ethnique ou en raison du fait que le contrôle, autour du lieu où ils habitaient était aux mains d’un groupe donné ayant participé au conflit. Ainsi, pour ce groupe de personnes, il n’est pas nécessaire d’être en présence d’une menace individuelle selon le HCR. Cela a été reconnu par beaucoup de pays européens et a par conséquent donné lieu à une augmentation de reconnaissance de la qualité de réfugié des requérants d’asile provenant de Syrie.

Par ailleurs, la mise à jour contient une vaste liste mentionnant les profils à risque, parmi lesquels figurent notamment:

  • Les femmes: le risque de violence spécifique liée au sexe a augmenté de manière drastique dans le contexte de conflit
  • Les personnes ayant des orientations sexuelles et identité de genre différentes
  • Les enfants: en particulier ceux qui risquent d’être emprisonnés ou qui l’ont été par le passé, ainsi que ceux ayant été recrutés sous la contrainte ou risquant de l’être, la violence domestique ou sexuelle, le mariage et le travail forcé, ou encore l’exploitation ou le refus systématique d’accéder à l’éducation.
  • Réfugiés palestiniens: leur situation s’est encore péjorée, en particulier en raison de l’augmentation de la dépendance à l’aide humanitaire, les difficultés financières de l’UNRWA ainsi que les possibilités très limitées de chercher la protection dans les pays voisins.

 

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