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Crowdfunding | “BUNKERS”, un court-métrage documentaire qui a besoin de votre soutien!

En ligne depuis le 24 décembre 2015 - modifié le 27 décembre 2015

Anne-Claire Adet a 30 jours pour trouver 2’500 euros pour contribuer à financer le court-métrage documentaire BUNKERS sur les conditions d’accueil des requérants d’asile à Genève. Partagez la campagne, parlez-en à vos ami.e.s, à vos grands-parents, à vos voisins et voisines.

Pour soutenir le projet, cliquez ici ou sur l’image ci-dessous. Toute contribution, petite ou grande est la bienvenue!

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LE CONTEXTE DU PROJET

A Genève, en Suisse, la capitale des droits humains et siège de l’ONU, des requérants d’asile sont logés dans des bunkers, des abris anti-atomiques souterrains datant de la Guerre Froide. Syriens, Érythréens, Soudanais, Afghans… ils sont entassés dans ces bunkers, sans air ni lumière du jour. Ils y logent pendant des mois, sans aucune indication sur la durée de leur séjour, dans l’attente d’une décision positive sur leur demande d’asile, ou d’un renvoi vers un pays qu’ils ont tenté de fuir.

Ils pensaient avoir atteint la fin de leur voyage, et ils se retrouvent sous la terre.

Des articles de presse ont été publiés dans des journaux suisses (“Vivre dans un bunker au péril de sa santé” , “Asile, une tentative de suicide…” ) et même dans le journal américain The Nation.

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Durant l’année 2015, des dizaines de requérants d’asile se sont soulevés et ont créé le collectif StopBunkers pour dénoncer ces conditions de vies indignes. Ils ont interpellé les habitant.e.s de Genève et les pouvoirs publics. Surtout, certains ont filmés avec leurs téléphones portables leurs conditions de vie, car aucun média n’est autorisé à pénétrer dans les bunkers.

Ces images sont rares. Elles montrent le quotidien des requérants d’asile de leur propre point de vue – un regard auquel nous n’avons pas accès. C’est lorsque l’on m’a confié ce matériel unique que j’ai décidé de faire un film.

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LE FILM

Ce film peut exister grâce à ma rencontre avec Mohammad, un réfugié soudanais qui m’a livré son histoire. Il fait partie du collectif StopBunkers, des migrants mobilisés pour leurs conditions de vie.

Mohammad a accepté de parler à visage découvert pour dénoncer les conditions inhumaines de vie sous-terre.

Le court-métrage BUNKERS n’est pas un reportage classique. Le film propose une expérience: une immersion sensorielle dans la vie étouffée d’un de ces abris souterrains. Le voyage sous-terre s’effectue à la première personne, porté par le témoignage de Mohammad, et par les images filmées au téléphone portable.

Le spectateur partage la souffrance, les difficultés à respirer, l’impossibilité de dormir, la surpopulation, les tensions dues au manque de sommeil… qui ravivent les traumatismes des personnes qui vivent dans l’abri.

Les images filmées au téléphone portable, avec les bandes noires latérales, renforcent la sensation d’oppression. Nous avons également travaillé sur une atmosphère sonore particulière, construite essentiellement à partir de sons réels du bunker, triturés et transformés par le compositeur Benoit Renaudin.

POURQUOI J’AI DECIDE DE FAIRE CE FILM?

Je souhaite que ce film provoque une prise de conscience sur les conditions de vie des personnes migrantes en Suisse. La Suisse est souvent vue comme un Eldorado, un pays riche et prospère. Personne en Europe n’imagine les conditions inhumaines et indignes dans lesquelles la Suisse accueille de demandeurs d’asile.

Alors que j’ai commencé à réfléchir à ce film, il y a près d’un an, deux bunkers étaient réquisitionnés pour accueillir des migrants, uniquement des hommes seuls. En janvier 2016, le 10ème bunker souterrain ouvrira ses portes à Genève. Il est prévu qu’il accueille des familles avec enfants.

Les Suisses eux-mêmes ignorent souvent que des personnes habitent sous-terre, alors que ces abris situés sous les écoles ou les salles des fêtes, mais aussi parfois en pleine campagne.

Le film sera d’abord projeté dans des festivals de films documentaires et sur des thématiques de droits humains, mais je souhaite qu’il soit en suite disponible gratuitement en ligne pour être vu par le plus grand nombre.

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QUI EST DANS L’EQUIPE? Du beau monde!

Anne-Claire Adet est à la réalisation.

Après avoir étudié la science politique et l’anthropologie, j’ai appris le cinéma sur le tas, en réalisant des vidéos pour des associations et des ONG pendant plusieurs années, toujours sur des questions sociales et politiques. Pour ce projet personnel et important, hors de question de faire l’amateurisme ! J’ai choisi de m’entourer d’une équipe professionnelle afin de donner au film une véritable qualité cinématographique pour porter un message fort.

Une jeune productrice a immédiatement accepté de s’associer au projet, Yasmine Abd El Aziz.

Née en Egypte, Yasmine a vécu entre Genève, Paris et le Caire. De cette multiple exposition culturelle, elle cultive le goût de la différence et celui de regarder au-delà de ce qui se donne à voir.

Avec Nouvelle Tribu, production audiovisuelle, elle cherche à produire des films qui interrogent notre rapport à l’altérité et incarnent un regard curieux, décalé et bienveillant sur notre monde. Elle travaille aussi avec des grands comme Richard Dindo et Jacob Berger.

Ana Acosta, une monteuse expérimentée, dont les films ont été présentés dans les plus grands festivals internationaux, a fait du temps dans son agenda pour ce film.

Ana a signé les montages de cinéastes reconnus comme que Juan José Lozano (Sabogal en 2015, Chasseurs de crimes en 2014, Impunity en 2010, Témoin indésirable en 2008) ou Britta Rindelaub (Loin des yeux en 2013, Zurück en 2009).

Benoit Renaudin, s’est lancé dans la composition sonore. Guitariste rock, manipulateur de sons électroniques, dessinateur, bidouilleur, il a travaillé à la création sonore pour le théâtre avec la metteure en scène Isis Fahmy. Il s’est inspiré des sons réels captés dans des bunkers par la journaliste française Daphné Gastaldi du collectif We Report.

Pour les interviews, j’ai reçu l’aide précieuse de la journaliste et réalisatrice Miruna Coca-Cozma, qui travaille pour la Radio Télévision Suisse et a réalisé des documentaires, dont Notre Ecole, présenté dans plus de 70 festivals internationaux.

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À quoi servira la collecte?De nombreuses personnes ont accepté de travailler gratuitement pour le tournage, et une grande partie du matériel nous a été prêté. Mais la post-production a un coût que nous devons couvrir.Le montage du film touche à sa fin et nous n’avons toujours pas rassemblé le budget nécessaire pour payer l’équipe de production ni pour réaliser les étapes nécessaires de post-production (sous-titres en français, mixage, étalonnage, création de copies).Le budget

Le budget minimum pour créer ce film est de 10’000 euros, en ne payant que les personnes qui doivent impérativement être payées.

La fondation “Education 21, films pour un seul monde” nous a accordé 4’000 francs suisses (environ 3’800 euros), mais cette subvention ne nous sera versée que si nous pouvons sécuriser d’autres sources de financement. Or, la commission publique suisse romande pour le cinéma a refusé le projet.

Il nous manque actuellement 6’000 euros pour payer la post-production. Nous allons solliciter des fondations privées en Suisse et en France, mais le temps presse et leur soutien n’est pas assuré car ce type de film documentaire est très inhabituel.

Votre soutien nous permettra de compléter le financement, de débloquer les aides promises, et d’envoyer un message fort aux bailleurs potentiels en montrant qu’un public souhaite que ce film puisse voir le jour.

Détail des coûts:

  • Location de matériel pour le tournage (deuxième caméra, éclairages, optiques de qualité): 1000 euros
  • Montage: 4000 euros
  • Droits des sons: 200 euros
  • Composition sonore: 800 euros
  • Auditorium pour le mixage: 1000 euros
  • Etalonnage: 1000 euros
  • Sous-titrage: 500 euros
  • Diffusion du film (inscription dans les festivals, site web, communication): 1500 euros