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Le Courrier | Des requérants d’asile boycotteront leurs repas

En ligne depuis le 25 février 2016

Mécontents des repas qu’ils reçoivent, les résidents de l’abri PC de la Gabelle à Carouge se mobilisent.

Article de Florian Erard, publié dans Le Courrier, le 23 février 2016. Cliquez ici pour lire l’article sur le site du Courrier.

Les requérants d’asile de l’abri PC de la Gabelle n’en peuvent plus des repas fournis par l’Hospice général. Réunis dimanche soir en assemblée, ils ont décidé d’entreprendre une action dans le courant de la semaine. Boycott ou grève de la faim? Impossible à savoir pour l’heure. Selon nos informations, les résidents de l’abri PC de Balexert pourraient suivre le mouvement. Les requérants de Carouge auraient également fait part de leur mécontentement via une missive destinée à l’Hospice général. Le Courrier s’est rendu sur place, mais personne n’a souhaité s’exprimer: «Les repas? C’est une histoire délicate», déclare un requérant posté à l’entrée.

En cause, l’équilibre des plats et leur diversité. Dans l’assiette, toutes les semaines se suivent et se ressemblent. «C’est de la viande en sauce, avec des féculents et très peu de légumes, décrit Pablo Cruchon, permanent à Solidarités. Nous avons même appris que des requérants avaient besoin de vitamines. Combinée avec la qualité de vie en abri PC, cette alimentation est insuffisante du point de vue de la dignité humaine!» Se pose également la question de la traçabilité: hormis une date collée sur chaque portion, impossible de savoir d’où viennent ces plats et ce qu’ils contiennent, selon une personne qui a conservé deux spécimens.

L’enjeu de la nourriture en abri PC n’est pas nouveau. En janvier 2015, des requérants avaient déjà adressé une lettre à l’Hospice général. Ils mentionnaient une nourriture ne comprenant «aucun légume frais» et «préparée depuis des jours, qui stagne dans les frigos, et qui est parfois avariée quand elle est servie». L’alternative? L’aide d’urgence, soit une somme quotidienne distribuée à chaque requérant pour qu’il achète sa propre nourriture, selon M. Cruchon. Problème: les requérants d’asile n’ont pas accès à des espaces pour cuisiner et les abris PC ne disposent pas de ce genre d’aménagements.

De son côté, l’Hospice général affirme que les repas sont équilibrés: «La composition des repas est un standard établi en fonction de la pyramide alimentaire, en tenant compte des apports de fruits et de produits laitiers du petit-déjeuner. Les repas offrent des compositions équilibrées entre les féculents, à raison de 400 grammes, les légumes de saison et la viande, à raison de 125 grammes chacun», détaille Bernard Manguin, porte-parole de l’institution. «Ce n’est pas le cas, réagit M. Cruchon, du moins d’après les plateaux que j’ai pu observer.»

Et l’Hospice de préciser que trente mille repas chauds sont servis chaque mois. Environ dix-huit mille sont préparés par un atelier de l’Hospice général où travaillent des requérants d’asile en formation et en programme d’occupation. Le restant est élaboré par les Hôpitaux universitaires genevois ainsi que par les EMS avoisinants. L’association Partage ainsi que des fournisseurs de la place livrent les denrées.

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