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ONU | A Genève, Ban Ki-moon demande aux pays d’accueillir davantage de réfugiés syriens

En ligne depuis le 31 mars 2016

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé mercredi à plusieurs dizaines de pays, venus participer à une conférence de haut niveau à Genève sur les réfugiés syriens, d’accueillir davantage de réfugiés syriens et de ne pas laisser cette responsabilité au Liban, à la Turquie et à la Jordanie.

Communiqué publié sur le site de l’ONU, le 30 mars 2016. Cliquez ici pour lire l’article sur le site de l’ONU.

«Aujourd’hui, je demande aux pays d’agir avec solidarité, au nom de notre humanité commune, en promettant des voies nouvelles et supplémentaires pour l’admission de réfugiés syriens», a déclaré M. Ban dans un discours devant les représentants de 92 pays, d’organisations gouvernementales et non gouvernementales participant à cette conférence organisée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

«Ces voies peuvent inclure la réinstallation ou l’admission à titre humanitaire, le regroupement familial, ainsi que des opportunités d’emploi ou d’étude. Des Etats ont promis plus de 178’000 places, jusqu’à présent. Je vous invite à élargir ces engagements et je demande instamment à d’autres pays de s’y joindre», a-t-il ajouté. «Lorsque cela est géré correctement, l’accueil des réfugiés est une victoire pour tout le monde».

Ban Ki-moon a rappelé qu’il venait de se rendre en Jordanie et au Liban et que dans le camp de Zaatari, en Jordanie, il avait discuté avec des réfugiés syriens.

Quelque 4,8 millions de Syriens ont fui leur pays et ont trouvé refuge pour la plupart dans les pays voisins, en Turquie (2,7 millions), au Liban (1 million) et en Jordanie (600’000). Par ailleurs, 6,6 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de la Syrie.

Selon le HCR, au moins 10% des réfugiés syriens ont besoin d’être réinstallés ou de bénéficier d’une autre forme d’admission dans un pays tiers. Cela représente 480’000 personnes, «un nombre relativement petit comparé aux millions de personnes accueillies par la Turquie, le Liban et la Jordanie», a dit Ban Ki-moon.

Le chef de l’ONU a rappelé que le meilleur moyen d’offrir un espoir aux Syriens est de mettre fin au conflit.

«Nous avons une cessation des hostilités, qui tient dans l’ensemble depuis plus d’un mois, mais les parties prenantes doivent la consolider et la transformer en cessez-le-feu, et au final arriver à une solution politique à travers le dialogue», a-t-il dit, ajoutant que son Envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, faisait tout son possible pour faire progresser les négociations.

Cette conférence organisée par le HCR s’inscrit dans une série d’événements en 2016 concernant les réfugiés syriens. Elle fait suite à la Conférence de Londres sur la Syrie en février et au cours de laquelle les bailleurs de fonds ont promis 11 milliards de dollars afin de venir en aide aux personnes dans le besoin en Syrie et dans les pays de la région, ainsi que pour répondre aux besoins des communautés dans les pays hôtes.

«Ces engagements doivent être désormais honorés», a déclaré le Secrétaire général.

La conférence de Genève intervenait avant le sommet sur les réfugiés en septembre à New York, qui se tiendra en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi a souligné mercredi que la responsabilité de prendre soin des réfugiés ne doit pas être laissée aux seuls pays voisins immédiats de la Syrie, mais devrait être partagée plus équitablement.

«L’ampleur de cette crise, en particulier, nous montre de toute évidence qu’elle ne peut pas être traitée comme d’habitude, c’est-à-dire en laissant le plus lourd fardeau aux pays les plus proches du théâtre des conflits», a dit M. Grandi.

L’une des solutions identifiées pour mettre fin à leur situation est la réinstallation dans des pays tiers. Filippo Grandi a évoqué un programme pour lequel le HCR travaille étroitement avec le Canada afin de trier, choisir et préparer plus de 26’000 réfugiés syriens à démarrer une nouvelle vie. Ce travail s’est effectué en moins de quatre mois.

Selon Filippo Grandi, d’autres voies légales comprennent des mécanismes plus souples pour le regroupement familial, y compris des «membres de la famille élargie, des systèmes de mobilité de la main-d’œuvre, des visas d’étudiants et des bourses d’études ainsi que des visas pour raisons médicales.»

Avant la conférence, la Directrice de campagne d’Avaaz, Alice Jay, a remis à Filippo Grandi une pétition comportant plus de 1,2 million de signatures en faveur de l’aide aux réfugiés. Cette pétition a été initiée depuis les appels de l’été dernier pour accroître les places de réinstallation, le regroupement familial et un soutien financier aux pays en première ligne de la crise.

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