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VisionsCarto.net | Traces dispersées de la Route des Balkans

En ligne depuis le 14 avril 2016

C’est l’aube, et il n’y a pas encore de pluie. Plus tard dans la journée, il va faire froid et une pluie grise, d’automne déjà, va tomber; à quelques kilomètres de là, de nombreuses personnes vont courir le long des rails en tenant des sacs en plastique au-dessus de leurs têtes. D’autres vont se servir de sacs pour se les attacher autour des pieds — certains portent seulement des tongs, certains sont pieds nus — ou protéger leurs affaires. S’ils ont des affaires. D’autres n’ont pas de sacs.

Article de Aron Rossman-Kiss, publié sur le site VisionsCarto.net, le 13 avril 2016. Cliquez ici pour lire l’article sur le blog VisionsCarto.net.

C’est l’aube dans le camp de transit de Kanjiža. Pas de policiers en vue. Des petits groupes se forment déjà, commencent à marcher le long de la route en direction de la frontière. Devant le portail, déjà quelques taxis. Devant les tentes, des piles de chaussures (mocassins, chaussures de sport, sandales) et leurs porteurs qui dorment encore au-dedans. Devant le camp, partout, des déchets: dans les bosquets, la merde des jours précédents, emballages, sacs, autorisations de passage grecques. Des sacs à dos, sacs en plastiques, habits laissés à l’abandon — un groupe de femmes serbes s’est approché, parcourt ces bagages, les trie et emporte des vêtements dans des grands sacs en plastique. Il commence à pleuvoir.

C’était en Voïvodine, en septembre dernier. Quelques jours avant que le gouvernement hongrois ne ferme complètement le mur construit durant l’été le long de la frontière avec la Serbie. Partout sur les lieux qui menaient vers l’autre côté : une immense quantité de déchets. J’y suis retourné quatre mois plus tard. Voir ce qu’il restait des déchets.

Jungle de Subotica. Photo: Aron Rossman-Kiss, 2016.

Jungle de Subotica.
Photo: Aron Rossman-Kiss, 2016.

Pour continuer la lecture de l’article, cliquez ici.

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