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RTS |  L’ONU dresse un rapport accablant sur les dirigeants érythréens

En ligne depuis le 13 juin 2016

La Commission d’enquête de l’ONU sur l’Erythrée a accusé les dirigeants de ce pays de crimes contre l’humanité. Elle a demandé au Conseil de sécurité d’imposer des sanctions et de saisir la Cour pénale internationale.

Reportage diffusé sur les ondes de la RTS, le 8 juin 2016. Cliquez ici pour écouter le reportage sur le site de la RTS.

Après la publication d’un premier rapport en 2015, la Commission des droits de l’Homme de l’ONU confirme les nombreuses violations des droits humains perpétrées en Erythrée.

“La Commission a de bonnes raisons de croire que des crimes contre l’humanité, tels que l’esclavage, l’emprisonnement, la disparition forcée, la torture, la persécution, le viol, le meurtre et d’autres actes inhumains ont été commis en Erythrée depuis 1991 [date de l’indépendance du pays].”

Dans son rapport publié mercredi, la Commission d’enRapport Erythreequête mentionne l’esclavage, des disparitions forcées, la torture, le viol, la discrimination ou encore des exécutions extrajudiciaires. Elle a demandé aux Etats d’accorder le statut de réfugié à ses ressortissants.

L’absence d’institutions démocratiques a contribué à un “climat d’impunité” pour les crimes contre l’humanité, a souligné le président de la Commission Mike Smith. Le nouveau document mentionne également les risque encourus par les ressortissants érythréens forcés de retourner dans leur pays. Il ont, à quelques exception près, été arrêtés, emprisonnés et soumis à de mauvais traitements et à la torture. Ils peuvent être victimes d’arrestations arbitraires, tout particulièrement s’ils sont suspectés d’avoir eu des liens avec des mouvements d’opposition. En ce qui concerne Érythréens résidant à l’étranger, le rapport dénonce également la taxe de 2% du revenu exigée pour obtenir un passeport.

“Esclavage de masse”

Des atrocités – au nombre desquelles un service militaire sans limite de durée, qui équivaut à de l’esclavage de masse – ont été commises dans le pays depuis son accession à l’indépendance en 1991, et elles se poursuivent toujours, a déclaré Mike Smith.

Selon lui, ce sont 300’000 à 400’000 personnes qui ont été réduites en esclavage du fait du “service national”. Il a ajouté que les forces de sécurité déployées aux frontières continuaient sans doute de tirer à vue sur les Erythréens tentant de fuir le pays.

Aussitôt décrié par le gouvernement concerné, ce rapport confirme pourtant une situation dénoncée de longue date.

***

Lire le Rapport de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU de juin 2016

Lire le Rapport de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU de 2015 et sur notre site: OHCHR | Rapport sur l’Érythrée 2015

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