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Communiqué Collectif R | Perquisitions et mesures de contraintes

En ligne depuis le 16 septembre 2016 - modifié le 22 septembre 2016

La police vaudoise intimide les parrains et marraines du Collectif R

Communiqué de presse du Collectif R du 15 septembre 2016.

Ce jeudi 15 septembre à l’aube, la police de sureté vaudoise s’est présentée au domicile de trois parrains/marraines du Collectif R. Il s’agit de Léonore Porchet, présidente des Verts Lausannois et conseillère communale à Lausanne, Céline Cerny, écrivaine romande et Pierre Conscience, membre du Collectif R, secrétaire de solidaritéS Vaud et conseiller communal à Lausanne également. Munies d’une perquisition, les autorités de police avaient de toute évidence l’objectif d’intercepter les personnes protégées par les parrains et marraines pour ensuite les renvoyer dans le premier pays par lequel elles avaient transité à leur arrivée en Europe, en vertu des accords de Dublin.

Les renvois par milliers liés à l’application automatiques des accords de Dublin par la Confédération ont des conséquences humanitaires catastrophiques. Face à cette inhumanité, le réseau de parrains/marraines du Collectif R rassemble plus de vingt-cinq personnalités politiques, intellectuelles et artistiques vaudoises convaincues que la désobéissance civile est le dernier levier qui permette de soutenir les personnes ayant reçu une non-entrée en matière Dublin et d’éviter leur renvoi, afin qu’elles puissent déposer une demande d’asile en Suisse.

De telles interventions policières visent de toute évidence à intimider et dissuader les personnes solidaires de poursuivre leur combat et leur engagement auprès du Collectif R.

Dès lors, le Collectif R et les soussignés condamnent fermement ces perquisitions. Les personnes incriminées n’ont commis aucun crime. Elles cherchent simplement à déposer une demande d’asile en Suisse. Elles sont extrêmement fragilisées par leur parcours. Leur renvoi dans d’autres pays européens aurait de graves conséquences. Soit les conditions d’accueil y sont exécrables comme en Italie, en Croatie ou en Hongrie, soit les requérants risquent d’être par la suite refoulés vers leur pays d’origine, où leur intégrité physique est menacée. Par exemple, la France renvoie régulièrement des requérants en Algérie ou en Côte d’Ivoire, alors même qu’ils sont réfugiés politiques et par conséquent en danger sur leur sol natal.

Enfin, ces perquisitions poursuivent le feuilleton noir initié le 27 août dernier, avec l’arrestation de deux habitants du Collectif R en marge d’une course caritative. La politique répressive du Conseil d’Etat vaudois qui persiste à appliquer aveuglément les consignes de Berne sans activer sa clause de souveraineté est inadmissible. Elle relève non seulement d’un manque cruel de conscience humaine et politique, mais aussi d’un manque effarant de conscience historique à une période où l’Europe traverse la plus grave crise humanitaire depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Malgré ces intimidations, le Collectif R ainsi que les parrains et les marraines qui le soutiennent persistent dans leur volonté de dénoncer les accords de Dublin et de protéger les personnes menacées de renvoi.

Le collectif R

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