top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Préjugés sur l’asile

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Agenda de l’asile

Evénements et manifestations sur l'asile et sur les migrations

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

Migreurop | Conditions de vie dans les hotspots en hiver

En ligne depuis le 2 février 2017

L’Union européenne ne peut pas abolir les hivers: elle doit mettre fin à la politique criminelle des hotspots!

Communiqué de presse de Migreurop, publié le 25 janvier 2017 sur le site de Migreurop. Cliquez ici pour lire le communiqué de presse sur le site de Migreurop.

À partir de quel moment la non assistance à personne en danger devient-elle un crime? Quel nombre de morts permet de qualifier un crime contre l’humanité? Ces questions se posent depuis longtemps à propos des milliers de personnes décédées en Méditerranée faute de voies légales d’accès à l’Union européenne (UE). Aujourd’hui, la situation de plus en plus grave de milliers d’exilé·es, pris au piège par des températures glaciales dans les camps grecs et sur les «routes des Balkans», met très directement en cause les choix de l’UE en matière de «gestion des flux migratoires».

Au printemps dernier, pour ne pas accueillir les centaines de milliers de réfugié·es qui fuyaient les conflits syriens, irakiens ou d’autres régions en crise, les fonctionnaires de la Commission et les membres du Conseil européen ont mis en œuvre une «solution hotspot» qui n’a manifestement pas intégré les variables météorologiques: l’hiver, les températures baissent et le froid sévit, y compris sur les îles de la mer Egée désertées par les touristes. Seuls des camps de toile ont été prévus pour des exilé·es «stockés» dans l’attente de l’organisation des retours forcés, considérés par les fonctionnaires et les dirigeants européens comme la meilleure solution pour régler la «crise migratoire».

Car la Commission européenne et les États membres n’ont jamais cru à la «relocalisation», dispositif censé «soulager» les pays de première ligne (Grèce et Italie) et permettre aux hotspots de ne pas devenir des lieux durables de relégation «d’indésirables». De fait, alors que l’objectif annoncé est le transfert de 63’000 personnes depuis la Grèce vers d’autres pays de l’UE avant le mois de septembre 2017, moins de 8000 ont, à ce jour, pu bénéficier de ce dispositif.

Ainsi, environ 15’000 personnes sont actuellement prisonnières des hotspots des îles grecques, battues par le vent et la neige ; des milliers d’autres sont bloquées, dans une urgence humanitaire et un froid extrêmes, sur les « routes des Balkans » fermées par les membres de l’UE et leurs alliés. Or, les personnes enfermées dans les hotspots sont placées sous l’autorité directe d’agences et de fonctionnaires européens qui doivent veiller à ce que ces lieux ne se transforment pas en mouroirs. Faire remonter la température n’est pas de leur ressort ; supprimer les hivers n’est pas à l’agenda de l’UE. En revanche, la fermeture des hotspots ainsi que l’organisation d’un accès au séjour et d’un accueil durables relèvent du pouvoir des responsables européens. C’est à l’aune des camps de toile disparaissant sous la neige que leur politique criminelle sera jugée.

Contact: contact@migreurop.org

Derniers billets publiés sur notre site concernant la problématique des hotspots:

,