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Le Courrier | Un symbole de l’échec de l’UE

En ligne depuis le 13 juillet 2017

Ils ne campent plus devant la gare comme il y a un an. Mais des centaines de migrants continuent de s’entasser à Côme. La ville lombarde fait ainsi figure d’entonnoir bouché sur la route de nombreuses personnes ayant accosté en Italie. Une situation qui symbolise l’échec total de la politique migratoire européenne.

Editorial de Gustavo Kuhn, publié dans Le Courrier, le 12 juillet 2017. Cliquez ici pour lire l’éditorial sur le site du Courrier.

La semaine dernière, Rome a crié son désespoir. L’Italie, prise au piège «Dublin», se sent abandonnée face à la «vague migratoire». Ses partenaires européens lui ont encore une fois promis leur «solidarité» face à la crise que Rome – et Athènes – affrontent presque seules. Car oui, crise il y a. Pour l’Italie et la Grèce. Mais pour les migrants surtout. Les obstacles érigés sur leur route les poussent à risquer leur vie avant de toucher les côtes européennes. Où ils butent contre une véritable forteresse. Bloqués, ils vivotent dans des conditions indignes ou sont enfermés dans des centres où se développent des réalités dramatiques, notamment le racket et les agressions.

Cette crise n’existe pourtant que du fait de la politique des barricades dressées par les Européens. Car avec plus de 500 millions d’habitants, l’UE est parfaitement capable d’absorber les flux migratoires actuels. D’autant plus que sa population est vieillissante, et sa natalité en berne: en 2015, le nombre de décès (5,2 millions) y était pour la première fois plus élevé que les naissances (5,1 millions).

Mais plutôt que de répartir les candidats à la vie en Europe en bonne intelligence et en fonction de besoins réels – en février, par exemple, la ville de Barcelone réclamait une nouvelle fois à Madrid d’accueillir plus de migrants –, les gouvernements préfèrent céder aux cris d’orfraie des populistes et de l’extrême droite. Annonçant toujours plus de barrières, plus de militaires, plus de surveillance, et ne respectant même pas les misérables «quotas» d’accueil de réfugiés pour lesquels ils se sont engagés. Une politique qui provoque chaque année des milliers de morts en Méditerranée et condamne les migrants à des conditions de vie inhumaines. Sous le regard passif d’une partie de la population.

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