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Tages Anzeiger | A Zurich, le Conseil d’État interpelé par le Parlement sur les pratiques d’Oseara

En ligne depuis le 13 mars 2018 - modifié le 15 mars 2018

Dans son édition du 9 mars 2018, le Tages Anzeiger continue son travail de suivi de l’affaire Oseara. Cette entreprise médicale privée est mandatée par le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) pour délivrer des certificats d’aptitude à l’embarquement pour les vols de renvois de Suisse de personnes étrangères. En janvier, le  journal avait révélé que les expertises des médecins d’Oseara étaient rétribuées par le SEM uniquement en cas de déclaration d’aptitude au renvoi forcé. Depuis 2017, l’entreprise travaille également pour la police du canton de Zurich. Dans sa dernière dépêche, le journal relate que trois questions ont été posées au sein du Grand Conseil zurichois exhortant le Conseil d’État à mettre en place des processus de contrôle de l’entreprise suite aux différentes remises en question du sérieux de ses procédés.

Pour rappel, au mois de janvier 2018, le Tages Anzeiger avait dévoilé des manques relatifs aux certifications des médecins employés qui n’auraient pas suivi la formation exigée lors de l’accompagnement d’un vol de renvoi. Le 9 mars 2018, la dépêche donne plus d’informations sur l’identification de ce manque :

Il y a environ 20 médecins free-lance employés par Oseara. La moitié sont allemands ou polonais. Pour être reconnus comme habilités pour les procédures dans le canton de Zurich, ils doivent suivre une formation complémentaire en médecine d’urgence. Les recherches du TA montre que seul quelques-uns l’auraient effectivement suivie.

La direction de la santé du canton de Zurich avait engagé un processus de contrôle qui avait conduit à un premier avertissement. Entre temps, Oseara avait confirmé que les médecins seraient tous rapidement habilités.

Le Conseil d’État zurichois, s’il reconnaît la faute, n’entend néanmoins pas modifier la collaboration d’Oseara avec la police de Zurich, pour laquelle il vers deux millions de francs par année à Oseara. Dans sa réponse, il souligne :

Il n’y a pas eu de cas connus où l’entreprise aurait fourni des prestations critiquables.

Finalement, l’article revient sur le départ rapide d’un des membres du Conseil d’administration, issu du domaine de l’armée, tout comme son dirigeant Adrian Businger.

Pour plus d’informations:

L’article complet en allemand a été publié le 9.03.2018 par le Tages Anzeiger (non publié en ligne)

Retrouvez notre article “Les expertises médicales douteuses de l’entreprise Oseara pour le compte du SEM

En lien avec cette affaire, écoutez la chronique de Nicolas Tovaglione dans l’émission radio, Les beaux parleurs (La 1ere) du 11 mars 2018.  Il termine notamment par cette phrase : “Que penser du SEM ? Que c’est une institution indigne d’un pays qui prend au sérieux la science et les droits de l’Homme.”


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