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ECRE | La réforme de Dublin vue par le Sud de l’Europe

En ligne depuis le 7 mai 2018 - modifié le 8 mai 2018

Chypre, la Grèce, l’Italie, Malte et l’Espagne ont rédigé une proposition commune dans le cadre de la réforme de Dublin. Ces pays aspirent notamment à une meilleure répartition des réfugiés entre les pays européens et un assouplissement du regroupement familial. En 13 points, ils amènent des propositions face aux évolution des accords de Dublin envisagés par l’Union européenne. Tout l’enjeu réside à trouver un compromis d’ici au mois de juin.

Pour lire la prise de position en anglais, cliquez sur l’image ci-dessous ou ici.

Photo: (CC) Derek Bridges, October 2010

Selon l’analyse du journal Politico, cette prise de position importante est émise en réponse aux pays de Visegrad (Hongrie, République Tchèque, Pologne et Slovaquie) qui ont jusqu’ici contré tous les efforts de Bruxelles pour forcer les pays de l’Union à accepter des requérant.e.s d’asile et à amener des restrictions aux renvois vers le premier pays traversé par les personnes migrantes. Or, une des réformes émises par la Proposition bulgare (soutenue par des pays comme l’Allemagne et la Suède) serait d’établir une politique du quota de répartition en cas de nouvelle arrivée importante de personnes migrantes. Autre enjeu majeure que cherche à contrer la prise de position de ces cinq pays du Sud de l’Europe est la Proposition bulgare de faire porter la responsabilité de la demande d’asile pendant 10 ans au premier pays d’arrivée. Cette pratique ramènerait, selon les 5 pays méditerranéens, à leur faire porter le poids de la gestion des migrations. Le Conseil européen s’était fixé comme délai le mois de juin pour trouver un accord sur les réformes à entamer.

Pour en savoir plus, lisez l’article du journal Politico Southern rim rebels against EU migration proposal en anglais.

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué en anglais de European Council of Refugees and Exiles (ECRE) sur ce document. (A lire également sur leur site)

Approaching the self-imposed deadline of the European Council meeting in June 2018 for reaching a Council position on the reform of the Dublin system a group of 5 Southern EU Member States are rocking the EU Boat in a joint non paper.

The position paper lists a number of red lines for the countries concerned in the ongoing difficult negotiations on the Council position on the highly controversial reform of the Dublin Regulation. Emphasising the need for a balance between responsibility and solidarity, the group proposes inter alia to reduce the time period of State responsibility for an asylum applicant to a maximum of two years instead of the currently proposed 10 years. The latter would, according to an EU diplomat quoted by Politico: “result in the responsibility of asylum and border control to be completely on the shoulders of southern border states.”

Furthermore the Southern Members argue that their efforts in the area of search and rescue and external border management must but taken into account when calculating their “fair share” and that the pool of persons eligible for relocation from countries under “challenging circumstances” should be sufficiently large in order to bring meaningful “relief” to systems under pressure. They also reject the inclusion of beneficiaries of international protection within the scope of the Regulation and reject the mandatory application of safe country concepts before determining which Member State is responsible for examining the claim, in particular where they are under high pressure.

Many of the points advanced in the position paper echo the positions of the Visegrád group, thereby creating an alliance which further complicates the task of the Bulgarian Presidency to broker a compromise in the Council. At the same time, the Hungarian government spearheading the Visegrád Group including also Poland, Czech Republic and Slovakia has reiterated at various occasions its opposition to any form of mandatory relocation of asylum seekers across the EU.

Reaching agreement by June 2018 is further complicated by the uncertain political situation in Italy after the election pending the establishment of a new government. In light of the upcoming European elections in May 2019 the time is running out for the European institutions if an agreement with the European Parliament is to be found before the end of its term.

With the adoption by the LIBE Committee of a report on the reform of the Dublin system including a permanent and mandatory relocation scheme that would apply regardless of any crisis situation in October 2017 the European Parliament negotiation position is clear.

 


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