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Solidarité Tattes | Foyer de l’Étoile: les amis d’Ali libèrent leur parole

En ligne depuis le 17 avril 2019

Solidarité Tattes revient sur les témoignages des amis d’Ali, le jeune afghan qui s’est donné la mort le 27 mars dernier. Une prise de parole ressentie  par ces jeunes, arrivés en Suisse sans parent, sans famille, comme un besoin de sortir de l’isolement et de l’invisibilité. L’association souligne que sa démarche d’accompagner ces prises de parole ne vise aucunement à remettre en cause le travail et l’engagement des  “personnes qui ont pris en charge ces jeunes au quotidien, parfois depuis des années […]. Notre souhait est bien plutôt de dénoncer à leurs côtés un système qui rend impossible un suivi adéquat de ces jeunes.” Et d’appeler ces accompagnants à également faire entendre leur voix.

Ci-dessous le texte publié par Solidarité Tattes. Cliquez ici pour lire l’article sur le site de Solidarité Tattes

Foyer de l’Étoile: les amis d’Ali libèrent leur parole

Le 27 mars dernier, un jeune immigré afghan s’est donné la mort au foyer de l’Étoile. C’est suite au décès de leur ami Ali Reza que de jeunes résidents et ex-résidents de ce même foyer sont venus nous demander de pouvoir témoigner. Révoltés, ils tenaient à dénoncer, de leur propre voix, les conditions de vie et d’accueil à Genève et plus particulièrement au sein de ce grand foyer. En en parlant avec eux, ce souhait d’être entendu est apparu comme un véritable besoin, pour que les choses changent mais aussi pour sortir de l’isolement.

Nous avons accueilli cette démarche avec attention, bien sûr, mais aussi avec prudence, les questions de leur âge, de leur colère et de leur vulnérabilité se sont posées à nous. A nos inquiétudes et aux risques éventuels que nous avons abordés avec eux, ils ont répondu par une détermination calme et réfléchie, ainsi qu’une grande clarté. Avec eux, nous avons donc décidé des conditions d’une prise de parole à la fois la plus autonome et la plus sécurisée possible.

Quand ces jeunes nous ont livré leurs témoignages, nous avons été sidérés par la violence de la situation qu’ils nous ont décrite à l’aide d’exemple très concrets de même que par la lucidité avec laquelle ils l’appréhendent et la décrivent. Vous trouverez des extraits de leurs déclarations dans les articles de presse:

https://www.rts.ch/info/regions/geneve/10365172-un-centre-d-hebergement-pour-requerants-fait-polemique-a-geneve.html

https://lecourrier.ch/2019/04/14/mineurs-non-accompagnes-personne-ne-nous-ecoute/

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Des-jeunes-du-foyer-de-l-Etoile-temoignent-Vous-nimaginez-pas-comment-on-vit-labas/story/23803663

Tribune de Genève, 14.04.19

Ayant pu parler, ils nous expriment aujourd’hui leur satisfaction et leur reconnaissance. Sortir de l’invisibilité était leur première demande, ils espèrent aujourd’hui que cet acte courageux aura des effets bien concrets sur leur situation et, soulignent-ils, celle des jeunes mineurs à venir.

Aux personnes qui ont pris en charge ces jeunes au quotidien, parfois depuis des années, nous voulons dire que notre démarche ne vise aucunement à remettre en cause leur travail et leur engagement. Notre souhait est bien plutôt de dénoncer à leurs côtés un système qui rend impossible un suivi adéquat de ces jeunes. Nous les invitons à joindre leurs voix à celles de ces jeunes et celles des habitants et habitantes de ce canton qui sont indigné-es par cette situation. Les moyens existent, notamment financiers, pour réaliser un accueil et un accompagnement dignes de leurs noms, dans des foyers à taille humaine et avec le personnel nécessaire. Dans ces conditions, nul besoin d’agents de sécurité!


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