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USS | Discriminations multiples envers les femmes migrantes

En ligne depuis le 14 juin 2019 - modifié le 13 juin 2019

La migration est féminine ! La moitié environ des migrant-e-s dans le monde sont des femmes. Autrefois, la majorité des migrantes venaient en Suisse dans le cadre du regroupement familial. Aujourd’hui, la migration des femmes est beaucoup plus autonome.

Cet article a été rédigé par Hilmi Gashi, pour la Commission des migrations de l’USS. Il a été publié le 6 juin sur le site de la Grève des femmes.

Grève des femmes*, 14 juin 2019 : Non à la discrimination multiple envers les femmes migrantes

La migration est féminine ! La moitié environ des migrant-e-s dans le monde sont des femmes. Autrefois, la majorité des migrantes venaient en Suisse dans le cadre du regroupement familial. Aujourd’hui, la migration des femmes est beaucoup plus autonome. Mais, alors que les femmes venant de l’Union européenne (UE) peuvent entrer et travailler plus facilement en Suisse, celles des pays tiers ne peuvent quasiment pas entrer légalement dans notre pays et y résider sans passer par le regroupement familial. Leur statut de séjour dépend de ce qu’elles « restent avec leur mari ». C’est là quelque chose de particulièrement problématique pour celles qui sont exposées à la violence conjugale.

Et même parmi les femmes de l’UE, nombreuses sont celles qui ne trouvent que des emplois « typiquement féminins », mal rémunérés. Elles sont surreprésentées dans les secteurs des soins, de l’hôtellerie-restauration, du nettoyage, de l’agriculture, etc. Nombre de « migrantes pendulaires » travaillent dans des ménages privés qui ne sont pas soumis à la loi sur le travail et offrent en conséquence de mauvaises conditions de travail.

Les femmes migrent parce qu’elles aimeraient apporter leur contribution financière à la famille, échapper au chômage qui sévit dans leur pays ou continuer à se former. Ou encore parce qu’elles veulent se libérer des normes et contraintes sociétales dominantes dans leur pays.

Toutefois, beaucoup de migrantes vivent et travaillent dans des conditions précaires. Leurs formations et leurs diplômes ne sont souvent pas reconnus en Suisse. Beaucoup d’entre elles doivent accepter un travail inférieur à leurs qualifications. À cause d’une sécurité financière et sociale insuffisante, d’un statut de séjour précaire ou de leur mise dans l’illégalité en tant que « sans-papiers », il leur est difficile de se battre contre l’exploitation et la violence.

Pour ces raisons, nous profitons de la Grève des femmes* pour attirer l’attention sur la multiplication des discriminations que vivent les migrantes et pour demander qu’il y soit mis un terme. La Suisse doit reconnaître les diplômes, les compétences et les aptitudes acquises des personnes issues de l’immigration. Elle doit reconnaître qu’il y a des raisons spécifiquement liées au fait d’être une femme qui les conduisent à fuir leur pays, et leur offrir une protection contre la violence et l’exploitation. Ce qui signifie aussi qu’il faut soumettre le travail effectué dans les ménages privés à la loi sur le travail et mettre fin aux conditions de travail indignes.


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