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Visionscarto | BD sur le camp de Lavrio en Grèce “Ne pas mourir comme des chiens”

En ligne depuis le 20 avril 2020

Les luttes se croisent et se ressemblent, comme celles des Kurdes et des gilets jaunes. Le même combat pour la liberté et l’égalité sociale rencontre la même répression. La dessinatrice Mamoste Dîn nous fait découvrir le camp autogéré d’exilé·es kurdes de Lavrio en Grèce. Dans un subtil va-et-vient entre la Grèce et la France, entre les histoires personnelles et les combats politiques des activistes kurdes et de la jeune Judith, venue documenter leur quotidien, nous partageons un moment de la vie du camp et apprenons à connaître et à aimer ses habitant·es.

Visionscarto a publié cette bande dessinée en ligne le 20 avril 2020. Il est possible d’en télécharger le pdf sur leur site.

Synopsis

En juillet 2019 accompagnée d’une amie géographe qui fit son mémoire en 2018 sur « Le camp de Lavrio (Grèce) au sein des trajectoires migratoires kurdes », j’ai voyagé à mon tour en Grèce dans le camp autogéré de Lavrio. Nous sommes restées sur place pendant une semaine. Après ce voyage j’ai décidé de réaliser une bande dessinée sur ce lieu, les événements qui s’y sont passés et ces gens. Ainsi se mêlent dans le récit véritables témoignages (anonymes) et fiction: Judith est une jeune dessinatrice (20 ans), elle se rend en Grèce dans un camp illégal autogéré kurde. A l’initiative du projet se trouve Jade (27ans) une chercheuse et journaliste qui, elle, y retourne pour publier un article. Leur voyage dure 5 jours, qui permettent à Judith de découvrir le camp, son fonctionnement, ses habitants, leurs histoires, d’hériter d’un surnom: «Mamoste Din» (professeur fou).
En parallèle, une partie des chapitres se passent à Paris: ils témoignent de la vie de Judith et expliquent le parcours du personnage. Ces chapitres essaient dresser un état des lieux des problèmes sociaux et politiques en France, en écho à la situation du camp, aux histoires et aux luttes des réfugiés. Les différents lieux du camp sont empreints de symboles: drapeaux, portraits, tags… Le fonctionnement du camp, le projet politique mais aussi les espoirs et les perspectives des réfugiés sont expliqués au court du récit: les règles de vie, l’organisation de la vie quotidienne, le confédéralisme démocratique…
Il m’a semblé important de laisser des passages en kurde, c’est pourquoi seuls ceux que comprend le personnage principal sont traduits, essentiellement les formules de politesse. Les discussions entre les habitants du camps sont donc laissées sans sous-titres.
Bien que le camp et ses réfugiés existent réellement, l’idée est de mêler reportage graphique et œuvre de fiction.

Mamoste Dîn

Image de la BD en aperçu (d’autres aperçus se trouvent sur le site de Visionscarto)


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