top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Préjugés sur l’asile

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Agenda de l’asile

Evénements et manifestations sur l'asile et sur les migrations

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

Témoignages video

Une plateforme de témoignages videos

Statistiques en Europe

1. Où trouver les statistiques sur l’asile en Europe?

EurostatLe site Eurostat recense les statistiques européennes en matière d’asile. Vous pouvez consulter leurs pages, en cliquant ici ou sur le logo ci-contre.

Les statistiques d’Eurostat sur l’asile et la gestion des migrations proviennent des ministères de l’intérieur des États membres et des services d’immigration correspondants.

Les données sur l’asile collectées par Eurostat couvrent les variables suivantes: demandeurs d’asile; personnes faisant l’objet d’une demande d’asile en attente; demandes d’asile retirées; décisions définitives et de première instance concernant les demandes (octroi du statut de réfugié, du statut conféré par la protection subsidiaire et du statut humanitaire; rejets); réinstallation. Ces données sont ventilées par nationalité, par tranche d’âge et par sexe.

Les données sur la reprise ou la prise en charge des demandeurs d’asile («statistiques de Dublin») couvrent les demandes, les demandes acceptées et refusées et les personnes transférées. Les données sont en outre ventilées par raison des demandes et des décisions.


EASOlogoLe Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), une agence de l’Union européenne, publie également des statistiques en matière d’asile. La Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein participent aux activités du bureau.

A l’occasion de la Journée des réfugiés 2017, ils ont également publié une carte interactive (données 2008-2017), que vous pouvez consulter en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous:

2. Nouvelles demandes d’asile en Europe

2.1. Nouvelles demandes d’asile dans les 28 pays de l’Union européenne, 2017

Selon EASO, en 2017, près de 707’000 primo-demandeurs d’asile ont été enregistrés dans les 28 pays de l’Union européenne, soit 43 % de moins qu’en 2016. 1 demandeur sur 3 était originaire de Syrie, Irak, Afghanistan ou du Nigeria (voir également le communiqué de presse d’Eurostat du 19 avril 2018.)

Nombre de primo-demandeurs d’asile enregistrés en 2016:

Source: Eurostat

Source: Eurostat

Archives: Statistiques en Europe 2015

Nouvelles demandes d’asile UE+, 2015

En 2015, 1’349’638 demandes d’asile ont été déposées dans les pays “UE+”, comprenant les 28 pays de l’Union européenne, plus la Suisse et la Norvège.

La majorité des demandes d’asile ont été déposées par des réfugiés syriens (369’871), suivis par des ressortissants des pays des Balkans de l’Ouest (199’202) et d’Afghanistan (190’013).

 

Archives: Graphiques comparatifs de l’évolution des demandes d’asile en Suisse et en Europe (1996-2011)</

2.3. Graphiques comparatifs de l’évolution des demandes d’asile en Suisse et en Europe (1996-2011)

Source: David Kaufmann, « Vom Mantra des Asylchaos: Wie Asylgesetz- verschärfungen legitimiert werden« , 2013

Source: David Kaufmann, « Vom Mantra des Asylchaos: Wie Asylgesetz- verschärfungen legitimiert werden« , 2013

Archives: Statistiques en Europe 2014

EASO_AnnualReportLe dernier rapport date de juillet 2015 et contient des informations et statistiques pour l’année 2014.

Archive: Données 2014

Nouvelles demandes d’asile dans l’Union européenne (UE), 2014-2015

Au cours du troisième trimestre 2015 (de juillet à septembre 2015), 413’800 primo-demandeurs d’asile ont introduit une demande de protection internationale dans les États membres de l’Union européenne (UE), soit quasiment deux fois plus qu’au deuxième trimestre 2015.

Au troisième trimestre 2015, le nombre de Syriens et d’Irakiens sollicitant une protection internationale a plus que triplé par rapport au trimestre précédent pour atteindre respectivement près de 138’000 et 44’500 personnes, alors que le nombre d’Afghans a doublé à plus de 56’500 personnes. Ils constituent les trois principales nationalités des primo-demandeurs d’asile dans les États membres de l’UE au troisième trimestre 2015, représentant plus de la moitié de l’ensemble des primo-demandeurs d’asile (source: communiqué de presse Eurostat, 10.12.2015).

Le graphique ci-dessous montre l’évolution de l’arrivée de demandeurs d’asile dans les pays de l’Union européenne du premier trimestre 2014 au troisième trimestre 2015:

2015-12-10_PrimoDemandeursAsile_Eurostat

(source: communiqué de presse Eurostat, 10.12.2015)

Nouvelles demandes d’asile dans l’Europe, 2014-2015

Nouvelles demandes d’asile 2014 (valeurs absolues)

Les demandeurs d’asile ne sont pas tous équitablement distribués sur le continent européen: certains pays ont reçu plus de demandeurs d’asile que d’autres.

La carte ci-dessous visualise le nombre de demandeurs d’asile (en valeurs absolues) accueillis en 2014 par les différents pays européens.

VisualisationNllesDemandesAsileEurope_Eurostat

Source: Eurostat, “statistiques illustrées

Nouvelles demandes d’asile 2014 (pour 1000 habitants)

Source: Café Babel, "Map of the week: Refugees in Europe", 22 avril 2015

Source: Café Babel, “Map of the week: Refugees in Europe“, 22 avril 2015

Pour 2015, dans un communiqué du 22 décembre 2015, l’ONU déclarait que:

Le nombre de réfugiés et de migrants fuyant leur pays d’origine en direction de l’Europe en 2015 a dépassé un million – niveau sans précédent – et au moins 3.600 d’entre eux sont morts ou ont disparu pendant le trajet, a annoncé mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Nouvelles demandes d’asile dans les pays de l’Union européenne (y compris Suisse et Norvège), évolution saisonnière 2009-2014

Les migrations vers l’Europe suivent des évolutions saisonnières: en général, il y a plus d’arrivées en été qu’en hiver, ceci étant dû notamment aux conditions météorologiques plus ou moins propices à la traversée de la Méditerranée.

Le graphique ci-dessous nous montre comment, de 2009 à 2013, les arrivées en Europe étaient basses dans les mois hivernaux, puis augmentaient régulièrement au printemps, pour atteindre leurs pics à la fin de l’été au début de l’automne.

Or, cette tendance ne s’est pas vérifiée en 2014, comme le montre ce graphique, également publié par l’EASO:

En effet, l’évolution 2014 a suivi le même modèle observé en 2013 jusqu’en octobre, quand le nombre total de demandes d’asile a atteint son point maximal. Depuis le mois de novembre, par contre, le nombre d’arrivée ne s’est pas réduit et s’est maintenu à environ 70’000 demandes d’asile par mois, ceci jusqu’à la fin de l’année.

Evolution historique des demandes d’asile en Europe

Demandes d’asile en Europe (y compris Suisse et Norvège), 2010-2014

Demandes d’asile dans l’Union européenne (EU 28), 2004-2014

DemandesAsile_EU28_2004-2014

Source: Eurostat

Demandes d’asile en Europe (y compris Suisse et Norvège), 1986-2014

Source: Gaby Ochsenbein, « Un système de repli ne peut pas être le bon« , 30.06.2015

Graphique de Duc-Quang Nguyen, tiré de Duc-Quang Nguyen et Stefania Summermatter, “2015: la vague migratoire atteint l’Europe“, swissinfo.ch, 18.12.2015. Les différentes couleurs des courbes correspondent aux différents pays d’origine des demandeurs d’asile.

3. Statistiques relatives au Règlement Dublin en Europe

Les décisions de non-entrée en matière Dublin sont formulée en vertu du Règlement Dublin, qui fait partie du Régime d’asile européen commun (RAEC). Le système Dublin-Eurodac, selon lequel l’Etat compétent pour mener la procédure d’asile est déterminée, est l’un des quatre piliers du RAEC. La Suisse y a adhéré suite à l’acceptation par le peuple des accords Schengen/Dublin en 2005. Il est en vigueur depuis 2008.

Le Règlement Dublin énonce les critères de détermination de l’Etat compétent pour mener la procédure d’asile, ainsi que les règles et délais d’exécution de transfert vers cet Etat. La compétence d’un Etat est principalement établie par comparaison avec la base de données Eurodac, qui contient les empreintes digitales des migrants ayant séjourné ou transité par un Etat membre. Lorsque ces empreintes sont identifiées, l’Etat saisi de la demande d’asile s’adresse à l’Etat concerné pour une prise ou une reprise en charge du demandeur d’asile et, en cas d’acceptation de l’Etat, le renvoie vers cette destination. (Marie-Claire Kunz, in Karine Povlakic, “Accords de réadmission. La banalisation d’une tragédie“, Vivre Ensemble, hors-série #2, avril 2013)

Le règlement 604/2013 distingue trois phases pour la procédure de prise en charge:

  • La saisine de l’État responsable (article 21) qui doit être effectuée dans un délai maximal de trois mois à compter de l’introduction de la demande d’asile. Ce délai est réduit à deux mois s’il y a un signalement EURODAC. La saisine doit indiquer les preuves et indices qui ont permis de déterminer cette responsabilité.
  • La réponse de l’État (article 22) saisi doit intervenir dans un délai ordinaire de deux mois. L’absence de réponse dans ces délais vaut acceptation implicite.
  • Le transfert (article 29): En cas d’acceptation explicite ou implicite de la part de l’Etat saisi, le transfert doit avoir lieu dans les 6 mois successifs.

DelaisDublin

Le Asylum Information Database (AIDA) a publié, en avril 2018, les statistiques sur Dublin pour l’année 2017.

Ci-dessous nous présentons quelques cartes et données tirées du rapport d’AIDA, pour l’année 2017.

3.1. Requêtes de prise en charge de personnes expulsées selon le Règlement Dublin

Dans son étude, sur la mise en place du Règlement de Dublin III, le Haut Commissariat pour les Réfugiés (UNHCR) note des contradictions dans la conformité des pays européens dans leur application de la hiérarchie des critères. Plusieurs ne respectent pas la primauté des dispositions familiales et appliquent une politique restrictive à ce propos pour les demandes de reprise en charge. Les autorités privilégient généralement les critères d’entrée sur le territoire. Le tableau ci-dessous résume bien ces tendances, à partir des données de six pays européens: la Grèce, la Suisse, l’Angleterre, la Roumanie, la Slovénie et le Portugal.

Source: Aida, The Dublin System in 2017

3.2. Transferts Dublin, 2017

La carte ci-dessous présente le nombre de personnes transférées vers un pays associé au règlement Dublin en 2017.

Source: Aida The Dublin System in 2017

Comme le souligne AIDA, il est important de mentionner que les demandes de transferts ne correspondent pas toujours au nombre de transferts effectifs. Pour 2017, une infographie souligne l’écart:

Source: Aida The Dublin System in 2017

 

Archives: Statistiques Dublin 2012-2013

Pays ayant transféré plus de 50 demandeurs d’asile en 2012

Source: ODM-Eurostat-EASO – Données manquantes pour les Pays-Bas: chiffre de 2011 à titre indicatif. Graphique publié dans l’article d’Etienne Piguet, « Politique d’asile: la Suisse grande ‘gagnante’ de la collaboration avec l’UE« , 07.09.2015

Source: ODM-Eurostat-EASO – Données manquantes pour les Pays-Bas: chiffre de 2011 à titre indicatif. Graphique publié dans l’article d’Etienne Piguet, “Politique d’asile: la Suisse grande ‘gagnante’ de la collaboration avec l’UE“, 07.09.2015

Demandes de prises en charge entrantes (incoming) et sortantes (outcoming), en 2012

Source: Eurostat

Source: Eurostat

Transferts sortants effectués en 2012

Total des transferts sortants effectués en 2012 par pays ayant fait les demandes de transfert

Source: Eurostat

Source: Eurostat

Transferts nets effectués, 2014

Requérants d’asile transférés sous le règlement Dublin, en % des demandes déposées en 2013

Source: ODM-Eurostat-EASO – Données manquantes pour les Pays-Bas: chiffre de 2011 à titre indicatif. Graphique publié dans « Politique d’asile: la Suisse grande ‘gagnante’ de la collaboration avec l’UE« , 07.09.2015

Source: ODM-Eurostat-EASO – Données manquantes pour les Pays-Bas: chiffre de 2011 à titre indicatif. Graphique publié dans « Politique d’asile: la Suisse grande ‘gagnante’ de la collaboration avec l’UE« , 07.09.2015

4. Taux de reconnaissance du besoin de protection des demandeurs d’asile

Le «système Dublin» est fondé sur l’idée d’une égalité de traitement des demandes d’asile dans les différents pays de l’Union européenne. Une chimère, puisque le différences dans l’issue des procédures, selon les pays, sont très importantes.

En 2017, plus de 500’000 demandeurs d’asile ont obtenu la protection des États membres de l’Union européenne (UE) et de la Suisse, la Norvège, le Luxembourg et l’Islande selon l’Office de statistique de l’UE. (voir le communiqué: Eurostat, Décisions sur les demandes d’asile dans l’UE, 67/2018, 19 avril 2018)

La part des décisions positives dans le total de décisions s’est établi à 46 % pour les décisions de première instance et 36 % pour les décisions définitives en appel.

Le pays d’origine est déterminant dans le taux de reconnaissance. Les Syriens obtiennent à 94 % un statut protecteur. Ils sont suivis des ressortissants d’Erythrée (92 %), de Somalie (69 %) et du Soudan (60 %). Les durcissements des politiques d’asile des États s’y reflètent également: alors que la situation sécuritaire en Afghanistan ne s’est de loin pas améliorée, le taux de protection accordé aux ressortissants afghans est passé de 67 % en 2015 à 46 % en 2017.

Le statut protecteur comprend le statut de réfugié (défini par la Convention de 1951 sur les réfugiés), la protection subsidiaire (définie par la Directive qualification de l’Union européenne et qui protège notamment les personnes fuyant les conflits et les guerres) et la protection humanitaire (définie par les législations nationales). La Suisse et son « admission provisoire » joue cavalier seul : elle inscrit les personnes fuyant les guerres et les conflits dans la protection humanitaire, alors qu’elles seraient éligibles à une « protection subsidiaire ».
Décryptage et définitions: «Admissions provisoires: majoritairement pour raison médicale?», VE 153 / juin 2015.

A noter que depuis 2014, les décisions négatives “Dublin” sont exclues du calcul du taux de protection par Eurostat. Eurostat indique en effet: Since reference year 2014, asylum applicants rejected on the basis that another EU Member State accepted responsibility to examine their asylum application under ’Dublin’ Regulation No 604/2013 are not included in data on negative decisions. This has lowered the number of rejections. Consequently, the proportion of positive decisions in the total number of first instance decisions is estimated to have increased by around 5 percentage points.” Référence: “Statistics Explained, Final decisions taken in  appeal, note 3″ (consulté la dernière fois le 27.07.18)

Extrait de l’article paru dans la revue Vivre Ensemble: Carte | La loterie de l’asile 2017

 

Archives des cartes représentant le taux de protection offert en Europe aux demandeurs d'asile après examen de la demande

Statistiques 2015

Le 15 mars 2017, Eurostat a publié les statistiques concernant les décisions en première instance des demandes d’asile dans les 28 pays de l’Union européenne pour 2016:

  • 61% des demandes d’asile dans les 28 pays de l’Union européenne ont abouti à une décision positive (statut de réfugié, protection subsidiaire ou visa humanitaire)
  • 54% des décisions positives ont abouti à l’obtention du statut de réfugié.

Graphiquement, voilà comment sont ventilées les décisions positives selon les différents statuts obtenus dans les 28 pays européens (statut de réfugié, protection subsidiaire, visa humanitaire):

Source: Eurostat.

Vivre Ensemble avait déjà publié une carte de la loterie de l’asile dans son numéro 146 (février 2014), avec l’article suivant: L’asile dans l’Union européenne, une loterie?

Cette carte basée sur les statistiques 2012 a été réalisée pour Vivre Ensemble par Philippe Rekacewicz. Nous nous sommes inspirés des cartes réalisées par le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés pour 2010 et 2011, qui reflètent la même réalité. Nous en avons repris le titre, dans une volonté de continuité. Elle s’inscrit dans un numéro consacré à la Réglementation Dublin III.

Archives: Statistiques en Europe 2014

Pour 2015, l’EASO a fourni un tableau (v. ci-dessous) qui compare les taux de reconnaissance (statut de réfugiés et protection subsidiaire) dans les pays de l’Union européenne (plus Suisse et Norvège) pour certains nationalités:

 

5. Les demandeurs d’asile mineurs non accompagnés en Europe

Eurostat a publié les chiffres relatifs aux mineurs non accompagnés (MNA) ayant déposé une demande d’asile en Europe. En 2016, ils ont été 63’300 à arriver sur le continent, contre quelque 90’000 en 2015.

Source: Eurostat

Archives: Les demandeurs d'asile mineurs non accompagnés en Europe en 2015

Eurostat a publié les chiffres relatifs aux mineurs non accompagnés (MNA) ayant déposé une demande d’asile en Europe. En 2015, ils ont été 90’000 à arriver sur le continent.

Eurostat indique dans son communiqué qu’en 2015, 88’300 demandeurs d’asile sollicitant une protection internationale dans les États membres de l’Union européenne (UE) étaient considérés comme étant des mineurs non accompagnés. Alors que leur nombre s’est toujours situé entre 11’000 et 13’000 dans l’UE sur la période 2008-2013, il a presque doublé en 2014 pour atteindre un peu plus de 23’000 personnes, avant de quasiment quadrupler en 2015.

Ci-dessous l’évolution depuis 2008:

MNA_2015

Source: Eurostat

6. Les chiffres de la Forteresse Europe

NB: Ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de précautions, puisqu’il s’agit de décès connus et d’arrivées recensées et donc certainement sous-estimés.

6.1. Compter les morts de la Forteresse Europe

UNITED établit une liste, téléchargeable en format pdf et mise à jour régulièrement, des décès documentés de demandeurs d’asile, réfugiés et migrants.

Du 1er janvier 1993 au 15 juin 2017, 33’305 décès ont été identifiés par UNITED.

Vous pouvez télécharger la dernière liste, publiée le 15 juin 2017, en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

UNITED met également à jour une carte interactive, que vous pouvez consulter en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

L’OIM a lancé le projet “Missing Migrants Project“, dont l’objectif est celui de recenser les décès en Méditerranée. Leur site Internet est régulièrement mis à jour.

Missing Migrants Project. Source: IOM

 

En lien, l’OIM publie régulièrement des rapports intitulés “Fatal Journeys” qui cherchent à améliorer la tenue des données concernant les migrants disparus. Publiée en 2018, sa troisième édition (en deux parties) est disponible en cliquant sur les images ci-dessous:

 

La version précédente du rapport, publiée en 2016, peut-être téléchargée également ici. Le tout est recensé sur le site des publications de l’OIM.

The Migrants’ Files, un projet porté par différents journalistes, tient à jour une liste des personnes décédées en Méditerranée ou dans la Forteresse Europe. Elle peut être consultée en cliquant ici ou sur l’image ci-dessous.

 

Les données collectées par The Migrants’ Files s’appuient sur le travail de collecte de données qui avant été fait antérieurement par UNITED for Intercultural Action et par le journaliste Gabriele Del Grande (blog Fortress Europe).

Un autre site Internet, Geo-Portal, propose des statistiques et des visualisations graphiques du nombre de personnes décédées en Méditerranée ces trois dernières années, en les comparant aux nombres d’arrivées en Méditerranée. Les données sont actualisées tous les mois.

Source: Geo-Portal

Geo-Portal propose aussi des données sur le nombre de personnes ayant rejoint l’Italie, la Grèce et l’Espagne depuis la Méditerranée. Ou ayant péri en tentant de rejoindre ces trois pays.

Italie

Source: Geo-Portal

Grèce

Source: Geo-Portal

Espagne

Source: Geo-Portal

6.2. Visualiser et cartographier la Forteresse Europe

Plusieurs journalistes, cartographe et géographes ont créé des cartes pour visualiser le phénomène des morts aux frontières. Vous en trouverez ci-dessous quelques exemples.

Carte: The Migrants’ Files

Source: “‘Ceux qui ne sont jamais arrivés’, une image du naufrage migratoire en Méditerranée“, carte de Levi Westerveld, publiée sur Visionscarto.net, 20.01.2017

Source: “Mourir aux portes de l’Europe“, carte de Philippe Rekacewicz publiée sur Visionscarto.net, 20.01.2017

Archives: Morts en Méditerranée et dans la Forteresse Europe jusqu'en 2015

Nous vous présentons ci-dessous le tableau mis à jour le 13 mai 2016 et contenant les chiffres de l’année 2015.

En 2015, 3772 personnes ont été identifiées comme décédées dans la Mer Méditerranée. La majorité des naufrages ont eu lieu dans la Méditerranée centrale (2892).

L’association UNITED for Intercultural Action, basée à Amsterdam, recense depuis 1993 et à partir d’articles de presse, les migrants et réfugiés décédés sur les frontières extérieures de l’Union européenne, mais également les personnes qui ont trouvé la mort à l’intérieur de la Forteresse Europe.

Archives: Statistiques de la Forteresse Europe 2014-début 2015

Nombre d’arrivées sur les côtes européennes de la Méditerranée, 2011-2014

Source: france.tv, 27.09.2014

Source: france.tv, 27.09.2014

Nombre de décès par rapport au nombre d’arrivées:

Source: The Guardian, 01.04.2015

Source: The Guardian, 01.04.2015

Source: The Guardian, 01.04.2015

Source: The Guardian, 01.04.2015

Note: pour l’année 2015, les chiffres correspondent à la période janvier – mi-avril

Note: pour l’année 2015, les chiffres correspondent à la période janvier – mi-avril. Source: @simplicissimus