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Parrainage | L’action de Solidarité Tattes

En ligne depuis le 21 juillet 2016 et publié dans - modifié le 6 septembre 2016

A Genève, Lisa Mazzone, conseillère nationale (Les Verts) et Carole-Anne Kast, Maire de la commune d’Onex, ont décidé de parrainer deux familles menacées de renvoi Dublin et revendiquer l’examen de leur demande d’asile par la Suisse.

Cette opération de parrainages a démarré début juin à Genève à l’initiative du collectif Solidarité Tattes. Elle vise à mobiliser des personnalités afin de protéger d’un renvoi Dublin des personnes pour lesquelles l’application du règlement est particulièrement absurde, comme les familles vulnérables ou ayant de la famille en Suisse. En effet, la Suisse pourrait tout-à-fait déclencher la clause de souveraineté prévue par le Règlement Dublin et examiner les demandes d’asile en question. Ce qu’elle ne fait quasiment jamais.

La famille Algoush

La famille Algoush est syrienne de Damas. Les enfants ont 11, 10 et 4 ans. Le père a perdu une grande partie de sa famille dans le conflit en 2013. Il a passé lui-même 4 ans en prison. Mme Algoush est enceinte de sept mois et demi, le terme est prévu le 7 juillet 2016. L’accouchement est à risque. La famille ALGOUSH quitte la Syrie en août 2015. Ils parcourent la route des Balkans, en grande partie à pied et arrivent en Allemagne le 23 septembre 2015. Mme Algoush doit se rendre à l’hôpital. Ses empreintes sont relevées à cette occasion et sa demande d’asile enregistrée contre son gré. Leur but est de rejoindrele le père, la mère et le frère de Mme Algoush, qui résident à Fribourg et de demander l’asile à la Suisse. En Allemagne ils n’ont aucune attache, ne connaissent personne. Le 25 septembre 2015, ils entrent sur le territoire helvétique. La mère reçoit une décision de non entrée en matière Dublin puisque ses empreintes ont été entrées dans le système Eurodac alors que son mari et ses enfants reçoivent un permis N de demandeurs d’asile. Quelques recours plus tard, la décision est prise: l’ensemble de la famille est étiqueté NEM et doit être renvoyé en Allemagne. Aujourd’hui, Mme Algoush est enceinte de 7 mois et demi et est suivie à la maternité pour des complications liées à sa grossesse. Un renvoi dans ces conditions mettrait la vie de son bébé en danger selon les médecins. Les autorités persistent à vouloir renvoyer cette famille. Madame Carole-Anne Kast, Maire d’Onex, parraine la famille Algoush et s’oppose à son expulsion vers l’Allemagne.

La fratrie Musa

La fratrie Musa est composée de deux frères et de deux soeurs, âgés de 18 à 25 ans. L’un était mineur à son entrée en Suisse. Il a 18 ans aujourd’hui et est porteur d’un permis N. Un oncle et une tante sont partis de Syrie en même temps qu’eux. Les parents sont restés en Syrie et ont voulu mettre leurs enfants à l’abri à Genève, où vivent 2 de leurs tantes, l’une depuis 10 ans (permis C) et l’autre depuis 4 ans. Les 4 frères et soeurs, ainsi qu’un oncle et une tante, sont passés en Turquie. Ils rejoignent la Grèce par la mer et traversent la Croatie pour arriver en Suisse. Ils sont enregistrés au centre d’enregistrement d’Altstätten (Saint-Gall) et sont envoyés à Genève le 9 octobre 2015. A cette occasion ils sont séparés de la tante et de l’oncle attribués à d’autres cantons. Frères et soeurs sont logés dans des foyers différents. Au centre d’Altstätten, les documents de passage fournis par l’administration croate leur sont confisqués. De ce fait les juristes qui les ont pris en charge n’ont eu aucune pièce en main pour défendre le dossier. Le 31 mars 2016, une décision NEM Dublin frappe trois des jeunes, alors que le cadet a le droit de rester en Suisse. Après l’expérience de la guerre et la séparation des parents, les voici en passe d’être éloignés du reste de la famille qui se trouve en Suisse et abandonnés en Croatie où il n’y a personne pour s’occuper d’eux. Madame Lisa Mazzone, Conseillère nationale, parraine la fratrie MUSA et s’oppose à son expulsion vers la Croatie.

Pour participer à l’Action parrainage, contacter: Solidaritetattes@gmail.com

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