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Genève | Fin des renvois de familles durant la période scolaire?

En ligne depuis le 6 juillet 2017

«Monsieur Longchamp a dit qu’ils arrêteraient de faire des arrestations aussi violentes». Retour sur une rencontre entre un groupe d’enfants de la commune d’Avully, auteurs d’une pétition adressée aux autorités genevoises, et le Président du Conseil d’Etat  François Longchamp. Vivre Ensemble avait publié le témoignage d’une proche d’une famille expulsée vers le Kosovo dans son édition d’avril 2017. Celle-ci a relevé les impressions de la bande de copains de son fils, après cette séance un peu spéciale.

 

Les pétitionnaires reçus par le président du Conseil d’Etat M. Longchamp. Dessin: HERJI

Le mercredi 26 avril 2017, un groupe de huit enfants, accompagné de quelques parents, a été reçu par le président du Conseil d’Etat M. François Longchamp suite à la pétition qu’ils avaient rédigée pour demander le retour de la famille Krasniqi. En effet, les amis de classe d’Elmirand, renvoyé de force au Kosovo le 8 décembre 2016, ont décidé d’agir pour essayer de l’aider. Ces enfants âgés de 8 ans environ se sont assis à la table du Grand Conseil pour une heure de discussion intense.

Retour de cette discussion avec les enfants

Comment t’es venue l’idée de faire cette pétition?

Johan: «Mon papa m’a proposé de faire une pétition à M. François Longchamp. Au début, j’étais pas tellement d’accord. Mais après, j’ai pensé que ça valait la peine de donner l’avis des enfants de la classe.»

Pourquoi était-il important pour toi de rencontrer Monsieur Longchamp?

Benjamin: «Parce que c’était intéressant. Et pour essayer que la famille d’Elmirand revienne.»

Nathan: «Parce qu’il a pu me dire des choses par rapport à Elmirand et j’ai pu lui poser des questions par rapport à ça.»

Qu’a dit M.Longchamp à propos des renvois de famille?

Célestin: «Il a dit qu’il ne renverrait plus les familles quand c’est l’année scolaire, quand on travaille à l’école. Il ne renverrait plus que quand c’est les grandes vacances. Et ils arrêtent de faire des arrestations aussi violentes, il a dit.» 

Qu’as-tu retenu de cette rencontre avec M.Longchamp?

Elie: «Je voulais dire que M.Longchamp était affecté par cette histoire et qu’il ne pouvait pas trop faire autrement que ce qu’il a fait, ce qu’ils ont fait. Nous, on pense tous à Elmirand parce qu’il était sympa et cool.»

Rodrigo: «M.Longchamp il a dit que plus jamais les parents qui emmènent leurs enfants à l’école ne se feront renvoyer pendant l’année scolaire. Et moi, j’aimerais encore jouer du foot avec Elmirand»

A ton avis, qu’est-ce que cette rencontre avec Monsieur Longchamp va changer pour les Krasniqi?

Amélia: «Je pense qu’il nous a invité pour discuter, pour qu’on soit pas trop triste. Mais moi je pense que ça leur a rien fait. Parce qu’il a quand même dit qu’il pouvait rien faire et qu’il ne pouvait pas les faire revenir. Alors, moi je pense que ça n’a servi à rien.»

Penses-tu que cela a valu la peine de faire cette pétition?

Johan: «Je pense que ça a valu la peine de faire cette pétition, comme ça on a pu donner notre avis et on a pu passer un moment avec François Longchamp. Et il a pu nous expliquer les choses. Ça a aussi valu la peine parce que comme ça il n’y aura plus d’autres renvois pour les familles qui ont des enfants à l’école.»

Les parents présents, lors de cette audition, ont été témoin d’une jolie leçon de citoyenneté pour leurs enfants. Le président du Conseil d’Etat a été informé de la situation de la famille au Kosovo. Il s’est engagé à transmettre ces informations à Mme Simonetta Sommaruga. De plus, comme l’ont très bien souligné les enfants, il a déclaré qu’il n’y aurait plus, à Genève, durant la période scolaire, de renvoi de famille avec enfants scolarisés. Il a aussi assuré que les arrestations ne seront plus aussi violentes. Maigre consolation pour les enfants qui attendait un miracle: le retour de leur copain.

Pour le groupe de parents présents: Sarah Steimer

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