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Témoignages [3/6] | “Depuis que je suis à l’aide d’urgence, je n’ai pas pu continuer”

En ligne depuis le 31 juillet 2019 - modifié le 16 juillet 2019

Le 26 juin 2019, la coordin’action Poya Solidaire a organisé une journée d’information et de mobilisation pour exiger la fin du statut dégradant de l’aide d’urgence et la régularisation des requérant-e-s le subissant depuis une longue durée. A cette occasion, plusieurs personnes concernées ont pris la parole. Leurs mots étaient forts et importants. En juillet et août, chaque mercredi, Vivre Ensemble publie leurs témoignages, soit prononcés le jour même, soit recueillis en marge de la manifestation par des personnes solidaires.

L., éthiopienne, en Suisse depuis…

« J’habitais à Addis Abbeba. Je suis Éthiopienne. J’habitais avec ma famille, mais ils ne vivent plus.

Photographie: Eric Roset,2019

Quand mes parents sont décédés, mon frère m’a envoyé à Abu Dhabi, ça fait 7 ans. Je n’ai plus eu de contact avec ma famille.

J’y suis restée une année et demi. J’ai été victime de viol et d’abus sexuels par mon premier employeur. Avec un passeur, je suis venue en bateau et camion en Suisse. Cela fait trois ans que je suis à l’aide d’urgence. Avant, je travaillais pour ORS. Depuis que je suis à l’aide d’urgence, je n’ai pas pu continuer. Ni les cours de langue, ni rien.

A la Poya, lorsque je suis arrivée les toilettes des femmes pouvaient être vues en raison d’une ouverture dans le toit et pouvaient être filmées, aussi la douche. Maintenant, ils ont changé ça….

J’ai de gros problèmes de santé, physique et psychique. Je ne comprends pas comment je peux être si malade à mon âge. Je pense que c’est en raison de la situation, la précarité, le stress, les menaces d’expulsion.

L’hôpital cantonal a envoyé une lettre à ORS en disant que j’ai besoin des meilleures conditions de vie. Mais ils ne réagissent pas. Le Spomi non plus. J’ai écrit au SEM, qui a répondu qu’il y avait trois hôpitaux dans lesquels je pourrais me faire soigner en Éthiopie.

Au foyer, il y a de nombreuses bagarres, nous sommes très peu de femmes, certains hommes pètent les plombs à cause de la situation, se promènent la nuit dans les baraquements. J’ai peur. »


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