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En bref | Renvoi forcé et décès d’Abdoul Mariga: l’indifférence des autorités suisses pointée du doigt

En ligne depuis le 18 avril 2021 et publié dans - modifié le 26 avril 2021

Plus de 10 ans après son arrivée en Suisse, où il avait déposé une demande d’asile, Abdoul Mariga a été arrêté à son domicile par la police vaudoise, placé en détention administrative puis renvoyé en Guinée par vol spécial le 6 novembre 2019. Il est décédé à Conakry le 17 octobre 2020 à l’âge de 30 ans.

Flickr – Marie Sahlén

Abdoul Mariga travaillait comme cuisinier au CHUV. Malgré les conditions de vie difficiles pour les personnes déboutées de l’asile, il avait obtenu un CFC et réussi à devenir financièrement autonome. Son employeur était prêt à lui faire signer un contrat à durée indéterminée,en cas d’obtention d’un permis B. Alors que les autorités cantonales vaudoises soutenaient sa demande d’octroi de permis pour cas de rigueur (art. 14 al. 2 LAsi), le SEM, le TAF puis le TF l’ont refusée, au motif que son intégration n’avait pas « un caractère exceptionnel ». (voir cas 323 de l’ODAE romand).

Abdoul Mariga contestait être de nationalité guinéenne. C’est pourtant vers ce pays qu’il a été renvoyé par vol spécial. Depuis son arrivée à Conakry, il avait multiplié les démarches pour obtenir un permis de séjour des autorités guinéennes, en vain. Sans documents d’identité, sans ressources financières et sans famille ni réseau dans le pays, il s’est retrouvé dans une précarité extrême. Sa santé s’est vite dégradée et il n’a pas pu avoir accès aux soins et médicaments nécessaires au traitement de son hépatite B. Abdoul Mariga est décédé moins d’un an après son arrivée en Guinée.

Dans un communiqué, le collectif Droit de rester rappelle que « si les autorités fédérales avaient suivi la recommandation [du SPOP], Abdoul Mariga serait certainement toujours en vie ». Le collectif a adressé un faire-part annonçant son décès à tous·tes les collaborateurs·trices du SEM. L’ODAE romand partage cette indignation ainsi que l’exigence d’explications par les autorités sur les manquements qui ont conduit à ce drame.

RAPHAËL REY / ODAE ROMAND

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