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Scribes pour l’asile | Être la plume de l’autre

En ligne depuis le 19 décembre 2012 et publié dans - modifié le 22 novembre 2018

En février 2002, la permanence des Scribes pour l’asile ouvrait ses portes. Les permancences juridiques étaient submergées, les réfugiés étaient en besoin d’écrivains publics capables de les seconder dans leurs démarches administratives. Le CSP Genève et la Coordination asile.ge lancèrent cette association. Avec simplicité et persévérance, les Scribes effectuent depuis dix ans un travail précieux et unique. (réd.)

Lorsqu’un demandeur d’asile n’est pas reconnu comme réfugié et qu’il ne peut pas être renvoyé dans son pays, il reçoit une admission provisoire (permis F). Ce permis doit être renouvelé et réexaminé chaque année. 23000 «admis provisoires» se trouvent ainsi sur un siège éjectable. Ces personnes  vivent dans notre pays, y créent des relations, apprennent la langue, travaillent, envoient leurs enfants à l’école, etc. Elles y reconstruisent leur vie …

Notre législation prévoit qu’après un certain temps de vie en Suisse (actuellement 5 ans), ces personnes puissent demander un permis de séjour (permis B). L’octroi de ce permis, soumis à conditions, est perçu comme un sésame qui «stabilise» leur situation chez nous. C’est à ce stade que les Scribes interviennent.

Entrer en relation

A l’origine, l’essentiel de l’activité concernait les demandes de permis B. Aujourd’hui cela ne représente plus que le cinquième des lettres: Curriculum Vitae et lettres de motivation pour trouver un emploi sont devenus l’activité principale (50%), le reste étant constitué de démarches administratives diverses. Nous ne faisons pas de recours contre des décisions prises par l’Autorité.

En effet même si les porteurs de permis F s’efforcent de maîtriser le français, et beaucoup le font très bien, ils ne sont pas toujours en mesure d’écrire à l’administration de façon correcte et compréhensible. Parfois l’Administration leur fait peur, parfois ils ne savent pas comment faire valoir leur droits.

Si le produit final habituel est une lettre, la dactylographie n’est pas l’essentiel. Accueillir les personnes, comprendre ce qu’elles demandent et l’écrire en français correct mais simple est au centre de notre travail. Souvent il faut expliquer la démarche, les conditions à remplir, voire les convaincre de renoncer, peut-être temporairement.

Actuellement, nous sommes une dizaine à tenir trois permanences de deux heures par semaine, chacune en principe avec au moins deux scribes. Quelque trois cents demandes ont été traitées en 2011. Si quelques nouveaux bénévoles nous rejoignaient, ils seraient accueillis avec joie *.

Michel Dunand, scribe

* Informations: Aïcha Bonfils, 022 807 07 49