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Amnesty | Naufrage de migrants en Mer Egée: la Grèce doit rendre des comptes

En ligne depuis le 31 janvier 2014 - modifié le 12 février 2015

Le 20 janvier 2014, un bateau qui transportait des Afghans et des Syriens a fait naufrage en mer Egée alors qu’il était remorqué par les gardes-côtes grecs. Seules 16 personnes sur les 28 passagers ont pu être secourues. La faute aux passagers selon les autorités. Mais les témoignages des survivants révèlent que les bateaux naviguaient à très grande vitesse vers les côtes turques. La Grèce doit faire toute la lumière sur cet accident au cours duquel 9 enfants ont perdu la vie.

Billet publié sur le site de Amnesty international, le 27 janvier 2014. Cliquez ici pour lire le billet sur le site d’Amnesty.

Le 20 janvier 2014, un bateau qui transportait des Afghans et des Syriens a fait naufrage en mer Egée alors qu’il était remorqué par les gardes-côtes grecs. Seules 16 personnes sur les 28 passagers ont pu être secourues. La faute aux passagers selon les autorités. Mais les témoignages des survivants révèlent que les bateaux naviguaient à très grande vitesse vers les côtes turques. La Grèce doit faire toute la lumière sur cet accident au cours duquel 9 enfants ont perdu la vie.

C’est un nouveau drame aux frontières de l’Union européenne qui s’est produit ce 20 janvier 2014, aux larges de l’île grecque de Farmakonisi.

Les circonstances de ce naufrage sont très troubles

Selon les déclarations faites par les survivants au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, les autorités grecques auraient été en train de remorquer, à grande vitesse, l’embarcation vers les côtes turques lorsque l’accident à eu lieu. Une version que démentent les autorités grecques qui maintiennent qu’elles remorquaient le bateau vers l’île de Farmakosini.

Les témoignages des rescapés sont crédibles

Ils ressemblent tant à ceux que notre équipe de chercheurs avait collectés auparavant lors d’opérations de renvoi menées par les garde-côtes grecs. Tous décrivent une pratique consistant à renvoyer sommairement un groupe de migrants de l’autre côté de la frontière avec la Turquie.

La Grèce renie ses propres engagements internationaux pour protéger les droits humains et ne respecte pas le droit de l’Union européenne sur les réfugiés.

Les autorités grecques doivent mettre un terme à ces opérations de renvoi, non seulement en raison de leur complète illégalité mais également parce qu’elles mettent des vies humaines en danger en raison de la manière dont elles sont menées.

Ces opérations de renvois bafouent le droit des personnes de faire connaître leur parcours personnel et de faire valoir une demande de protection ou d’évoquer d’autres préoccupations.

Une enquête approfondie, transparente et indépendante doit être conduite

Toute la lumière doit être faite sur les circonstances ayant entraîné ces décès. Des poursuites doivent être engagées contre les personnes responsables de cet accident.

Des faits tristement non isolés

Les récents décès survenus en mer Égée sont un rappel de plus de la dangerosité à laquelle sont contraints de s’exposer les migrants et les réfugiés dans leurs parcours vers l’Europe.

Depuis août 2012, au moins 136 réfugiés, dont la plupart étaient syriens ou afghans, ont perdu la vie dans au moins 12 incidents connus alors qu’ils tentaient de rejoindre la Grèce en bateau depuis la Turquie.

L’Union européenne et ses États membres doivent faire en sorte que les opérations de recherche et de sauvetage en mer soient efficaces en concentrant leurs efforts sur le sauvetage des vies, plutôt que sur la protection des frontières.

En lien avec cet événement:

Sur les refoulements illégaux à la frontière, voir aussi nos billets:

Pensez également à consulter notre chronique-monde “Grèce | Le traquenard européen“.

 

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