top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Préjugés sur l’asile

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Agenda de l’asile

Evénements et manifestations sur l'asile et sur les migrations

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

Témoignages video

Une plateforme de témoignages videos

Intervention – Sur la base d’un fact-checking, le Comptoir s’adresse directement à l’auteur d’une information incorrecte ou  pouvant relayer une représentation stéréotypée de la réalité en matière d’asile, pour lui proposer une argumentation et de la documentation. Nous en publions une sélection, après échange avec le journaliste.

RTS Info | Infographie sur la criminalité des étrangers, datée et inopportune

En ligne depuis le 23 mai 2014

Pour accompagner plusieurs articles publiés sur son site suite à l’annonce par l’Office fédéral des statistiques des statistiques de la criminalité 2013, RTS info proposait au public, parmi d’autres liens,  une infographie sur “Les statistiques de la criminalité étrangère en Suisse”. Suite à l’intervention du Comptoir des médias, par écrit et lors d’une rencontre, RTS info a décidé de retirer cette infographie. 

capture_criminalite

clicheRTScriminalite_etrangers2

L’infographie dont nous contestions la pertinence informative, en regard de l’information principale qu’elle aurait pu prétendre “approfondir”. Pour expliquer les statistiques de la criminalité, les variables pertinentes sont, le sexe, puis l’âge, puis le niveau socio-économique, puis le niveau de formation. Selon les criminologues, c’est sur ces facteurs qu’il s’agit de travailler pour parvenir à une véritable prévention de la criminalité.

Voici l’intervention écrite du Comptoir des Médias.

Nous en profitons également pour attirer votre attention sur le dossier « Les statistiques de la criminalité étrangère en Suisse », qui apparaît en lien sur plusieurs pages publiées récemment sur la statistique de la criminalité (p.ex. “La criminalité des mineurs a reculé en 2013 en Suisse”).

Cette page n’apporte, selon nous, aucune information permettant au lecteur de comprendre la problématique de la criminalité, vu que les tableaux ne sont pas mis en perspective ou analysés. Elle ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de bien des préjugés sur la question. L’idée, pour nous, n’est pas de ne pas parler de la criminalité étrangère, mais de permettre au public de comprendre les faits.

C’est pourquoi nous vous invitons à lire l’article du criminologue André Kuhn (professeur à l’UNIL, notamment), qui montre que les variables qui pèsent le plus dans la statistique criminelle sont, dans l’ordre, le sexe, puis l’âge, puis le niveau socio-économique, puis enfin le niveau de formation. Et que si on met toutes ces variables ensemble, la nationalité n’a aucune incidence sur la criminalité. (André Kuhn | Comment s’explique la surreprésentation des étrangers dans la criminalité?).

Outre ces variables, qu’il nous semble essentiel de mettre à disposition du public, il serait opportun, si l’on choisit d’indiquer le type d’infractions commises par les étrangers aujourd’hui, de connaître en quoi les Suisses se distinguent, par exemple…

Enfin, les données exploitées dans ce tableau sont soit anciennes (2008-2009), soit ne sont pas mentionnées. La page a visiblement été créée lors du lancement de l’initiative UDC sur les « criminels étrangers », et n’a, selon nous, plus aucune valeur informative.

Et voici la réponse de la RTS. A noter que nous avions eu l’occasion d’en débattre de vive-voix, lors d’une rencontre visant à expliquer notre démarche.

Nous allons finalement retirer l’infographie sur la criminalité étrangère. Précisons toutefois qu’il peut arriver, dans certains cas, que nous soyons obligés de travailler avec des données remontant à plusieurs années car ce sont les dernières disponibles. Nous continuerons à agir de cette manière si nous estimons que ces données reflètent une réalité qui n’a pas beaucoup évolué dans le temps.

, ,