top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Préjugés sur l’asile

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Agenda de l’asile

Evénements et manifestations sur l'asile et sur les migrations

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

Témoignages video

Une plateforme de témoignages videos

Neocarto | Mare Nostrum

En ligne depuis le 4 février 2015 - modifié le 21 juin 2017

En 20 ans (1993-2014), 30’000 migrants sont morts ou portés disparus en essayant de rejoindre l’Union européenne, soit l’équivalent de la population totale d’une ville comme Montbéliard, Biarritz, Périgueux, Palaiseau ou Dieppe. Noyés, asphyxiés, écrasés, accidentés, empoisonnés, explosés sur un champ de mines, morts de faim, de soif, d’épuisement, morts par manque de soins médicaux, autant de drames humains qui auraient pu être évités.

Cartes de Nicolas Lambert, publié sur le blog Carnets NEOCARTOgraphique, le 4 février 2015. Cliquez ici pour lire le texte et voir les cartes sur le blog en cliquant ici.

Nous avons, nous européens, une part de responsabilité dans cette hécatombe migratoire. Car au nom de la lutte contre l’immigration dite irrégulière, l’Europe s’est dotée de dispositifs de surveillances quasi militaires (Eurosur, Frontex, …) poussant les migrants vers des routes toujours plus dangereuses. Au final, plus les accès vers l’Europe sont périlleux, plus les passeurs s’enrichissent tandis que hommes, femmes et enfants continuent de fuir la misère et la guerre en prenant toujours plus de risques.

Pour illustrer cette hécatombe migratoire, je signe ici une série de cartes «en colères»*. Centrées sur la mer Méditerranée, notre mer(e) commune, ces cartes montrent l’ampleur du phénomène et surtout son évolution dramatique dans le temps. Mais avant tout, ces cartes donnent à voir les victimes d’une guerre invisible menée par l’Europe face à un ennemi qu’elle s’invente. Notre mer est une mer brisée (Edgar Morin, 1992). Il serait temps qu’elle redevienne enfin Mare Nostrum,  notre mer à tous, un espace où chacun peut circuler librement. Car en effet, ces drames ne sont pas des fatalités. En réaffirmant la migration comme un droit – la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 annonce dans son article 13 que “toute personne est libre de quitter son pays” –  l’Union européenne peut sortir de sa logique sécuritaire et renouer enfin avec les valeurs de liberté qu’elle prétend pourtant incarner.

(*) Terme explicite et percutant emprunté au talentueux Philippe « Reka » Rekacewicz. De façon plus générale, les cartes présentées ici sont largement inspirées de son style cARTographique.

neocarto1neocarto2neocarto3neocarto4

neocarto5neocarto6neocarto7

Derniers billets publiés sur notre site sur la Méditerranée:

Derniers billets publiés sur notre site sur les décès de réfugiés:

,