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RTS | Factuel revient sur les déclarations mensongères de Yves Nidegger

En ligne depuis le 9 avril 2015 - modifié le 24 août 2015

Le 26 mars 2015, Factuel est revenu sur une déclaration du conseiller national UDC genevois, Yves Nidegger.

Cliquez ici pour réécouter l’émission “Factuel” (RTS).

Le débat portait sur la récente proposition du Tribunal administratif d’accorder une protection provisoire à tous les requérants en provenance de Syrie. Un accueil provisoire à différencier de la procédure d’asile classique qui débouche, elle, sur une autorisation de résidence permanente. Avec, note Yves Nidegger, dans la grande majorité des cas, de piètres résultats en matière d’intégration au marché du travail:

“Sachant au passage que 95% des gens qui obtiennent l’asile ne travaillent pas et ceux qui ont travaillé pendant la procédure arrêtent immédiatement après avoir obtenu le statut.”

Vrai ou faux?

La quasi-totalité des requérants ne travaille pas et ceux qui ont travaillé arrêtent, une fois la procédure terminée?

Non, il y a clairement une amélioration une fois l’asile obtenu.

En cours de procédure: “livrets N”

Avant l’asile, par contre, la proportion est correcte: pour la catégorie de personnes qui sont en cours de procédure d’asile -c’est ce qu’on appelle les titulaires du livret N-c’est même encore moins que ça: on était à moins de 3% de personnes  en emploi dans cette catégorie ces dernières années.

Un taux d’emploi très faible

Ce taux d’emploi très faible s’explique par plusieurs facteurs.

Légaux, d’abord: pendant les trois premiers mois de leur procédure, les requérants d’asile ne sont pas autorisés à exercer une activité professionnelle.

Passé ces trois mois, même s’il n’y a plus d’interdiction formelle, l’intégration de cette catégorie de migrants au marché du travail est loin d’être prioritaire pour les autorités, qui misent d’abord sur l’emploi des réfugiés, ou des admis provisoires soit, des migrants amenés à s’installer durablement, ou en tout cas à séjourner un certain temps dans le pays.

Une situation incertaine

On parle ici de la catégorie la plus “précaire” en matière d’asile et cette précarité justement, les incertitudes sur la durée de séjour en Suisse de ces requérants en cours de procédure, ne favorise pas non plus leur embauche du côté des employeurs.

Sans compter les difficultés liées à la langue, à la formation etc.

Une fois l’asile obtenu 

Une fois le statut de réfugié obtenu, l’accès à l’emploi s’améliore: on passe à un taux d’emploi de plus de 15% dans les cinq premières années, selon les derniers chiffres du Secrétariat d’Etat aux Migrations, le SEM.

Après cinq ans, ce taux a tendance à augmenter encore, indique le Secrétariat d’Etat qui n’a toutefois pas publié de statistique précise pour ces réfugiés de plus longue date.

Une étude récente, commandée par le SEM, existe toutefois, et qui estime cette proportion à environ 40%.

Mais  ce taux pourrait être amélioré, encore, en tout cas, si l’on en croit l’OCDE, qui dans son dernier rapport,  recommandait aux cantons, d’en faire plus et  plus rapidement  pour l’intégration professionnelle de ces migrants humanitaires.

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