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RTS, Vacarme | Des bunkers aux familles d’accueil, quels lieux pour l’asile en Suisse?

En ligne depuis le 28 mai 2015 - modifié le 16 juin 2015

En 2014, près de 25’000 demandes d’asile ont été déposées en Suisse. Avec le taux de reconnaissance d’un besoin de protection le plus élevé depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur l’asile. Où héberger ces requérants dont le nombre va sans doute augmenter cette année? Quelles solutions se dessinent? La Confédération souhaite créer dans les prochaines années 5000 places dans de nouveaux centres fédéraux pour accélérer les procédures, cela sera-t-il suffisant? Faut-il inventer d’autres modèles?

Cinq reportages produits par Vacarme (RTS, La 1ère).  Pour écouter les reportages cliquez ici ou sur les liens ci-dessous.

Lundi, 1er juin 2015: La maison des exclus

Chevrilles, village fribourgeois de 1’500 habitants, a été le théâtre en février 2015 d’une soirée mouvementée. Dans une halle des sports chauffée à blanc par les cloches des mécontents, les autorités fédérales et cantonales sont venues annoncer l’ouverture du premier centre pour requérants d’asile voulu par la nouvelle politique de la Confédération en la matière. C’est à la Gouglera, ancien orphelinat reconverti en pensionnat pour adolescents en surpoids, que 300 migrants seront accueillis à partir de 2017. Visite de cette immense bâtisse perdue dans la campagne singinoise, avec Beat Fasnacht, ancien propriétaire des lieux.

Mardi, 2 juin 2015: Querelles sous le clocher

Depuis le 1 mars 2015, six requérants d’asile déboutés et menacés d’expulsion sont réfugiés dans la salle paroissiale de l’église St-Laurent à Lausanne. Venus d’Erythrée et d’Ethiopie, ce sont des “cas Dublin”: Berne n’entre pas en matière sur leur demande d’asile car ils ont transité par un autre pays européen. Le président du Conseil synodal, Xavier Paillard, a pris publiquement position contre cette occupation qu’il qualifie “d’instrumentalisation politique”. L’Eglise a-t-elle renoncé à sa vocation de refuge?

Mercredi, 3 juin 2015: Une famille pour Morad

La famille Christen à Lully (VD) vit depuis trois mois une expérience pilote: elle accueille chez elle Morad Essa, requérant d’asile érythréen de 24 ans. Ce projet mis en place par l’OSAR (Organisation suisse d’aide aux réfugiés) et l’EVAM (Etablissement vaudois d’accueil des migrants) est appelé à se développer dans toute la Suisse. Quelle est la portée d’une telle démarche? Combien de requérants pourraient profiter d’un tel hébergement? Faut-il y voir une opération essentiellement symbolique ou une solution d’hébergement prometteuse?

Jeudi, 4 juin 2015: Vivre terré

“Stop bunker!” scandent les manifestants réunis autour d’un collectif créé à Genève il y a quelques mois. Ils demandent la fermeture des abris de protection civile qui servent de lieux d’hébergement pour bon nombre de demandeurs d’asile. Une solution de dernier recours selon Christophe Girod, directeur de l’Hospice général, qui pointe du doigt l’augmentation du nombre de migrants et la situation de crise du logement à Genève. Mais y aurait-t-il d’autres raisons qui poussent les autorités à loger les demandeurs d’asile sous terre, dans des abris PC?

Vendredi, 5 juin 2015: Un voyage sans fin

Dawit a 26 ans. Il vit dans un petit appartement de la cité du Lignon à Vernier (GE). Son premier lieu à lui. En 2008, après 2 ans de procédure, il obtenait son statut de réfugié mais devait encore attendre trois ans avant de pouvoir quitter son dernier foyer de requérant, faute de logement disponible. Quels ont été les lieux d’asile fréquentés par Dawit depuis sa fuite d’Erythrée à l’âge de 17 ans? Après la traversée des frontières, du désert, de la mer et de longues  procédures de demande d’asile, a-t-il enfin l’impression d’être arrivé?