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Thierry Faux | Mineurs au pied du mur

En ligne depuis le 11 avril 2017

Nous présentons ici un texte de Thierry Faux, rédigé en réaction au reportage diffusé dans le cadre de l’émission Temps Présent (RTS) et diffusé le 24 novembre 2016.


«Le mot progrès n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux.»
Albert Einstein

En Helvétie, la frontière sud, objet d’une surveillance zélée,

se verrouille à double tour,

fermant vos portes à une population particulièrement vulnérable.

Vous ne respectez pas les engagements internationaux que vous avez signés

qui vous lient au devoir d’accueillir et d’écouter tout mineur non accompagné

Répugnants hors-la-loi étatiques,

vous renvoyez nombre de ces jeunes hors de votre pays

sans leur donner l’occasion de s’exprimer

vu que vous n’avez même pas de traducteurs

au sein de vos spots.

Inhumainement, vous leur suggérez qu’à la fin,

ils finiront bien par se lasser et renoncer.

Sans vergogne, d’un coup d’œil expert,

vous n’hésitez pas à leur rajouter une ou plusieurs années

pour magiquement les transformer en majeurs

dans le but ignoble de ne pas assumer l’obligation de les protéger.

L’important, pour vous, est que ces grands enfants n’encombrent point

quelques mètres carrés de votre beau pays,

qu’ils ne coûtent pas à votre fière nation,

qu’ils ne dérangent pas la frange la plus abrutie, égoïste et raciste de vos citoyens.

Leurs souffrances,

le courage qui leur a fallu

pour parcourir des kilomètres,

quelquefois sous un camion, sans boire ni manger, pendant plusieurs jours,

souvent supporter la prison au cours de leur voyage clandestin,

traverser la mer sur des coquilles de noix

au risque trop fréquent de se noyer.

Vous n’êtes pas plus humains que les passeurs

que vous montrez régulièrement du doigt,

seul votre égoïste économie de privilégiés vous importe!

Avez-vous assez de cœur et de cerveau

pour imaginer un instant

vos chers enfants suisses, dans cette situation d’exil,

bloqués à la frontière d’un pays riche?

Indigné, non,

vous me dégoûtez par votre inhumanité.

Vous provoquez ma colère par votre manque de scrupules

à abandonner ces mômes à leur sort dramatique.

Vous me révoltez par vos calculs sordides

visant à protéger le confort de vos moutons blancs.

Vous me désespérez d’une tristesse extrême

par votre insensibilité notoire et politique.

Honte à vous!

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