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SIREAS | Externalisation de la politique migratoire de l’UE: l’accord avec la Turquie

En ligne depuis le 2 février 2018 - modifié le 5 février 2018

À l’heure où les médias annoncent une rétrogradation des relations entre l’Union européenne et la Turquie, où des milliers de personnes sont en attente dans des conditions de vie très difficiles dans le camp de Moria en Grèce, l’article de Teresa Bevivino nous rappelle les enjeux importants de l’accord signé en mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie. Le Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale publie sur son site (lesitinerrances.com) cet article de 2016 intitulé: L’externalisation de la politique migratoire de l’UE : le cas de l’accord avec la Turquie.

Comme nous l’avions fait sur notre site, cet article montre à quel point ce qui avait été désigné en 2015 comme une “crise migratoire” face à l’arrivée aux frontières européennes d’un nombre important de personnes migrantes, a été avant tout une crise due à une politique migratoire européenne sécuritaire et peu solidaire.  L’auteure, Teresa Bevivino démontre comment la fermeture des frontières et la volonté de dissuasion au détriment de l’accueil conduit à des violations des droits humains. Elle prend en exemple l’accord avec la Turquie. Signé en mars 2016, ce pacte visait clairement à maintenir la gestion des migrations hors des frontières européennes en échange d’une somme d’argent conséquente. Cet accord consacrait dès lors la Turquie comme un pays “tiers sûr” quelques mois après un rapport de la même Union européenne qui s’inquiétait du “délabrement de l’État de droit” dans ce pays. Amnesty International s’était alors dit préoccupé des réelles possibilités d’accueil d’une part importante de réfugiés dans un système turc qui ne donne le statut de réfugié qu’aux seuls “citoyens européens”. L’article détaille aussi les conditions dans les hotspots et camps pour étrangers, en Grèce comme ailleurs. Finalement, il rappelle la nécessité d’éclaircir les enjeux géopolitiques et économiques, desquels l’Union européenne est partie prenante, pour comprendre la complexité d’une politique qui engendre des migrations mais ne veut pas les assumer ensuite. Citation:

Résultat, plutôt que d’arriver à développer une politique migratoire européenne commune à tous les États membres et respectueuse du droit d’asile, les pays membres de l’UE ont augmenté le budget de Frontex (son budget a en effet été multiplié par 13 en 10 ans) et externalisé sa politique migratoire, permettant ainsi de bloquer les migrants dans certains pays.

Intéressant alors que dans beaucoup de pays européens on annonce un recul des demandes d’asile en 2017!

Consultez l’article dans son intégralité sur le site des Itinérrances : Teresa Bevivino, L’externalisation de la politique migratoire de l’UE : le cas de l’accord avec la Turquie. (2016)

 

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