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HCR | Les Congolais rejoignent l’Ouganda après avoir fui des violences extrêmes

En ligne depuis le 28 mars 2018

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 16 mars 2018 au Palais des Nations à Genève. Cliquez ici pour lire le résumé sur le site du HCR.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, travaille avec des organisations partenaires dans l’ouest de l’Ouganda pour venir en aide à un nombre croissant de personnes – pour la plupart des femmes et des enfants – qui ont fui d’effroyables violences interethniques et des abus sexuels en République démocratique du Congo (RDC).

Depuis début 2018, plus de 57’000 réfugiés ont déjà fui les violences intercommunautaires dans l’est de la RDC. Une majorité écrasante d’entre eux – environ 77,5% – sont des femmes et des enfants.

En l’espace de trois jours seulement, entre le 10 et le 13 mars, plus de 4000 nouveaux arrivants ont fui les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu vers l’Ouganda. Ces chiffres marquent une nette hausse par rapport à l’année 2017 durant laquelle 44’000 personnes au total avaient fui. Le HCR craint que des milliers d’autres arrivent en Ouganda si la situation sécuritaire à l’intérieur de la RDC ne s’améliore pas immédiatement.

La majorité des réfugiés rejoignent l’Ouganda de l’autre coté du lac Albert à bord de bateaux de fortune en provenance de l’Ituri. La traversée a déjà couté la vie de plusieurs réfugiés. La situation a été rendue encore plus dangereuse ces derniers jours du fait des mauvaises conditions météorologiques. D’autres continuent d’arriver à pied près des villages de Kisoro et Ntoroko.

Nyakabanda Transit Center for Congolese Refugees outside Kisoro (Southwestern Uganda). Photo: Adam Jones

Parmi les nouveaux arrivants, beaucoup sont profondément traumatisés par la violence perpétrée contre eux dans leur pays d’origine. Ils sont épuisés, affamés, assoiffés, malades et ont fui avec peu ou pas d’effets personnels.

Bien qu’il soit difficile d’obtenir un état détaillé de la situation en RDC en raison du manque d’accès, le HCR a reçu, de la part des réfugiés congolais qui ont rejoint l’Ouganda, des récits des violences effrayantes – y compris des viols, des meurtres et des séparations familiales.

La RDC est le théâtre d’une détérioration de la situation sécuritaire, de conflits internes et de tensions intercommunautaires. Des hommes armés attaqueraient des villages, pilleraient et incendieraient des maisons, tuant aveuglement des populations civiles et kidnappant de jeunes hommes et des adolescents. Selon de nombreuses informations, les violences prennent des dimensions ethniques au fur et à mesure que des groupes tribaux s’engagent dans des attaques de représailles.

Des dizaines de réfugiés ont témoigné auprès du personnel du HCR en Ouganda sur les violences et les agressions sexuelles qu’ils ont subies en RDC. La grande majorité des survivants sont des femmes et des filles, ainsi qu’un plus petit nombre d’hommes et d’adolescents.

Ces informations alarmantes ont conduit le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et ses partenaires à renforcer les systèmes en place pour identifier et apporter un soutien aux survivants de violence sexuelle et sexiste.

Le HCR a déployé du personnel et des ressources supplémentaires considérables pour identifier les victimes et renforcer le soutien. Les efforts comprennent le renforcement du dépistage médical dans les sites de débarquement sur les rives du lac Albert ainsi que le dépistage de la violence sexuelle et sexiste dans les centres d’accueil, et la mise à disposition d’espaces privatifs séparés hommes/femmes.

En collaboration avec nos partenaires, nous avons déployé du personnel supplémentaire spécialement formé aux soins psychosociaux pour accroître le soutien aux réfugiés qui ont survécu à la violence sexuelle et sexiste. Nous menons d’autres activités de sensibilisation auprès des dirigeants et des réseaux communautaires afin d’assurer que les réfugiés sont au courant des services qui leur sont offerts.

Nous travaillons également avec nos partenaires humanitaires pour sauver des vies après qu’une épidémie mortelle de choléra a tué au moins 32 réfugiés. Le nombre de cas signalés est passé de 668 à 160 depuis l’apparition de l’épidémie en février.

L’appel de fonds pour l’Ouganda, d’un montant de près de 180 millions de dollars, demeure sous-financé, ce qui met à rude épreuve les capacités des organisations humanitaires à fournir une aide et une assistance vitales. Dans le cadre de cet appel de fonds, les besoins financiers du HCR, qui s’élèvent à 118,3 millions de dollars, ne sont financés qu’à hauteur de 3%. Les besoins humanitaires sont toutefois très importants, y compris la nourriture, l’eau, les abris et les soins de santé.

 


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