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Obsevatoire des multinationales | Spéculer sur l’insertion des demandeurs d’asile en France, un nouvel investissement rentable

En ligne depuis le 17 avril 2018

L’accueil des demandeurs d’asile s’ouvre aux marchés financiers. C’est ce que prévoit le nouveau modèle de gestion des centres «Pradha», chargés de l’hébergement des personnes demandant l’asile. Ces centres – d’anciens hôtels bas de gamme – seront gérés au quotidien par une filiale de la Caisse des dépôts sous contrôle du ministère de l’Intérieur, et sont en partie financés par le privé, grâce à un fonds d’investissement dédié. Côté accueil, accompagnement, insertion et encadrement, les coûts sont réduits au minimum, mais les partenaires du fonds – la BNP, Aviva, la CNP assurances ou la Maif – espèrent en tirer des bénéfices. Bienvenue dans l’«action sociale» du XXIe siècle.

Article de Anne-Sophie Simpere, publié sur le site de l’Observatoire des multinationales, le 5 mars 2018. Cliquez ici pour lire l’article complet sur le site de l’Observatoire.

Fin 2016, le ministère de l’Intérieur lançait un appel d’offre sans précédent pour la création de plus de 5000 places d’hébergement pour demandeurs d’asile, suite notamment à l’évacuation du camp de Calais. Le Programme d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile (Prahda) vient s’ajouter à la myriade de dispositifs d’accueil qui sont déjà en place. Il prendra la suite des Centres d’accueil et d’orientation, créés dans la précipitation. Cependant, le Prahda innove: il s’agit du premier dispositif d’hébergement financé par l’intermédiaire d’un fonds dit «à impact social», un système venu du Royaume-Uni. Son principe: faire financer des programmes sociaux par des investisseurs privés, tout en leur garantissant une rémunération substantielle.

Pour financer le Prahda, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), via sa filiale CDC-Habitat a donc lancé un fonds d’investissement, baptisé «Hémisphère». Premier fonds à impact social d’une telle envergure en France, avec une capacité de 200 millions d’euros, Hémisphère est abondé pour moitié par un prêt de la Banque de développement du Conseil de l’Europe, tandis que six investisseurs institutionnels apportent les 100 millions restants: Aviva France, BNP Paribas Cardif, la CDC, CNP Assurances, la Maif, et Pro BTP.

Cliquez ici pour continuer la lecture de l’article sur le site de l’Observatoire des multinationales.

 


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