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ECRE | Editorial: Le futur de l’asile en Europe

En ligne depuis le 12 juin 2018

Dans son éditorial paru le 8 juin 2018, Catherine Woollard, secrétaire générale du Conseil européen sur les réfugiés et exilés (en anglais :  European Council on Refugees and Exiles soit ECRE) analyse les difficultés actuelles pour les responsables européens de trouver un accord sur la réforme de Dublin. ECRE met en garde contre la conclusion d’un accord hâtif et rappel que l’externalisation n’est pas une solution envisageable. Un système d’accueil équitable et fonctionnel, permettant des voies d’accès légales et la reconnaissance des droits des personnes migrantes est pour ECRE la solution à envisager.

L’intégralité de l’éditorial, en anglais, publié le 8 juin 2018 se trouve sur le site de ECRE.

Dans son éditorial, Catherine Woollard démontre comment après deux années de négociations sur les réformes du règlement Dublin, celles-ci semblent aujourd’hui au point mort. Le grand sujet de discorde résidant dans la répartition des demandeurs d’asile. Les pays du sud de l’Europe assumant une grande part des demandes d’asile, ceux-ci souhaiteraient voir imposer des quotas de demandeurs d’asile aux différents pays européens. Cependant, les États-nations (du nord majoritairement) s’y opposent. Selon l’analyse de la secrétaire générale, la question se pose de savoir qui a proposé des réformes pour une législation si récente. Cela engendre aujourd’hui une situation critique qui pourrait amener, si ce n’est la suspension des accords de Dublin, pire encore, des réformes acceptées coûte que coûte au mépris d’une réelle réflexion sur les enjeux d’un accueil de réfugiés en Europe.

La prise de position de ECRE va plus loin en désignant pour responsable de ce qui a ainsi été dénommé la “crise des migrants” de 2015, le système de Dublin:

ECRE believes not only that the Dublin system is unfair and needs reform but also that it is one of the reasons why a manageable situation of increased arrivals turned into a crisis.

Néanmoins, ECRE défend également une position qui prévoit qu’il n’y ait pas de réformes du tout plus tôt que des changements malheureux. Or, ce qui est à craindre pour l’avenir selon ECRE, c’est notamment le changement de présidence qui passera prochainement en main autrichienne. L’information a déjà filtré selon laquelle des camps pour requérants d’asile déboutés pourraient être créés dans des pays de l’Est. L’externalisation des frontières continue, mais plus inquiétant encore est le fait que l’Allemagne semble associée à ce projet. Ce pays qui jusqu’ici avait défendu une politique de répartition des réfugiés et en avait accueilli beaucoup comme preuve de son engagement, connaît actuellement un revirement qui participe au développement de l’externalisation des frontières.

Un autre point inquiétant soulevé dans cet éditorial part du constat que certains de ces pays ont réussi à conclure des accords européens, qui ne le sont pas (par exemple avec la Turquie). La coalition de certains pays européens pourrait permettre la mise en place de mesures qui ne sont pas approuvées par le Parlement européen par exemple.

Finalement, ECRE répète que selon eux l’externalisation n’est pas la réponse. L’Europe a besoin d’un système d’asile équitable qui soit fonctionnel, marqué par un progrès continu et offrant des voies d’accès légales aux migrants, de même que de leur permettre une inclusion basée sur le respect de leurs droits. L’Europe doit se partager la responsabilité de manière équitable et non pas l’externaliser. Ci-dessous, la version originale de ce paragraphe:

ECRE has consistently emphasised that externalisation is not the answer: Europe needs a functioning and fair asylum system, continued progress on opening safe and legal channels (which is going on in the background), and refugee inclusion through respect of rights – to education, work etc – in Europe. Europe needs to contribute to fair responsibility sharing at the global level rather than undermining its own foreign policy objectives through outsourcing to other regions.

 


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