top menu

Plateforme d’information sur l’asile

Actualités et documentation sur les réfugiés en Suisse et dans le monde

Comptoir des médias

Une veille médiatique sur les questions d’asile, pour une information sans préjugés

Réfugiés | Préjugés et réalité

Des faits et des chiffres pour lutter contre les idées reçues

Revue Vivre Ensemble

Bulletin de liaison pour la défense du droit d’asile

Migr’asile

Des ateliers pédagogiques proposés par des acteurs de terrain

Association Vivre Ensemble

Service d'information et de documentation sur le droit d'asile

Glossaire de l’asile

Mémo[ts] pour parler d'asile et de migrations

Témoignages video

Exilia Films – Voix d’asile. Donner la parole aux actrices et acteurs de l’asile

Chronique Suisse | du 27 novembre 2019 au 13 janvier 2020

En ligne depuis le 20 février 2020 et publié dans - modifié le 25 février 2020

27 novembre
« Terminus Bosnie ? Ouvrez la porte aux réfugiés des camps en Bosnie ! » Sous la bannière du Forum civique européen, une cinquantaine de personnalités de Suisse, d’Autriche, de Croatie et de Bosnie-Herzégovine ont remis une lettre ouverte à la Conseillère fédérale Karin Keller-Sutter afin d’attirer son attention sur le sort des réfugiés à la frontière et dans les camps entre la Bosnie- Herzégovine et la Croatie. Outre un accueil humanitaire, la lettre demande que le Conseil fédéral intervienne pour l’arrêt immédiat de la violence systématiquement utilisée par la police croate à l’encontre des réfugiés à la frontière, le retrait de la Suisse des opérations Frontex, l’arrêt des expulsions des fugitifs de Suisse vers la Croatie et l’envoi d’une délégation parlementaire en Bosnie.

4 décembre
Solidarité sans frontières et Amnesty Suisse ont remis à la Chancellerie fédérale la pétition « La solidarité n’est pas un crime » munie de 29’281 paraphes et la «Déclaration des avocat-e-s de Suisse sur le délit de solidarité» signée par plus de 200 avocat-e-s. Les deux textes soutiennent l’initiative parlementaire 18.461 «En finir avec le délit de solidarité», déposée par la parlementaire Lisa Mazzone.

1er janvier
En Valais, les réfugiés (permis B et F) ne seront plus pris en charge par la Croix-Rouge Valais mais par l’Office cantonal de l’asile. L’association mandatée par l’État pour assurer le suivi de cette population depuis les
années 80 a été informée d’un changement dans le mandat octroyé par le Département de la santé valaisan. Celui-ci justifie ce changement par la baisse du nombre de personnes attribuées au canton en raison de la restructuration de l’asile, selon Le Nouvelliste. Or, la restructuration ne devrait théoriquement pas faire baisser le nombre de permis F ou B, mais toucher avant tout au nombre de demandeurs d’asile attribués au canton. Se pose la question de l’expertise acquise dans le domaine. Comment les compétences seront-elles transférées de la Croix-Rouge Valais à l’administration cantonale ? Affaire à suivre…

7 janvier
Signée par 24’425 personnes, la pétition « Faire cesser les noyades des réfugiés en Méditerranée » a été adressée aux autorités fédérales par des représentants des églises réunis dans le cadre de migrationscharta.ch et des réseaux de solidarité de Suisse solinetz-zh.ch. Celle-ci vient soutenir une motion socialiste au Conseil national et demande que la Suisse participe au développement d’un système civil de sauvetage en mer financé et organisé au niveau européen.

13 janvier
À Genève, cinq agents de sécurité publique (ASP) ont été condamnés par la justice pour «abus d’autorité» lors de l’arrestation musclée d’une personne menacée d’expulsion. Se faisant passer pour un employé de l’Office Cantonal de la Population et des Migrations (OCPM), un des agents a convoqué le plaignant pour faire tamponner son attestation de départ en avance. Un traquenard pour leur permettre de procéder toutes sirènes hurlantes à une interpellation musclée au sortir du bâtiment, alors que l’homme était au volant de sa voiture. Les agents n’en étaient pas à leur coup d’essai. Ce jugement « permet de mettre une ligne rouge à ne pas franchir » aux ASP selon l’avocat du plaignant.

13 janvier
Le Collectif Lutte des MNA a occupé le centre culturel du Grütli à Genève pour dénoncer la situation dramatique dans laquelle se trouvent de nombreux mineurs non accompagnés (MNA): certains dorment dans la rue, d’autres sont logés dans des hôtels et une partie d’entre eux n’est pas scolarisée, malgré l’ouverture d’un foyer pour MNA cet automne. Avec l’occupation, les jeunes et le Collectif espéraient obtenir des mesures immédiates de protection: hébergement, scolarisation, suivi socio-éducatif des mineurs et des jeunes adultes jusqu’à 25 ans. Une partie des revendications a été entendue et l’occupation a pris fin le 24 janvier.

Page réalisée par Daniela Camelo et Giada de Coulon
Sources: presse romande, Migreurop, asile.ch