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agenda

Genève | « Le film fait maison » : courts-métrages sur le sans-abrisme

Début

20 mars 2026 18:30

Fin

16 juin 2026 19:30

Lieu

Cinéma Le Spoutnik,
11 rue de la Coulouvrenière, 1er étage,
1204 Genève

Organisation

Haute école de travail social
Fribourg (HETS-FR),
& Association Relief

Dans le cadre du projet de recherche-création  » Le Film fait maison », qui traite du sans-abrisme et des violences sociales, une série de courts métrages, réalisés par des personnes qui font face ou ont fait face à la précarité du logement, seront projetés à Genève et Nyon. Issu d’une recherche de la HETS de Fribourg, le projet souhaite mettre en lumière des récits sensibles et situés, à partir de l’expérience des personnes concernées. Plus d’informations ici.

4 courts-métrages réalisés par des personnes qui font face/ont fait face à la précarité du logement, sur ce que la maison signifie pour elles:

  • À lundi | Un film de Charifa (Suisse, 2024)
  • Le Banc | Un film de Raphaël (Suisse, 2024)
  • Illegal | Un film de Vagabundo (Suisse, 2024)
  • Words and power | Un film de Ebuka Anokwa (Suisse, 2025)

Prochaines projections :

  • Cinéma Le Spoutnik, 11 rue de la Coulouvrenière, 1er étage, 1204 Genève
    • Vendredi 20 mars – 18h30 (avec médiation)
    • Samedi 21 mars – 17h
  • Usine à Gaz, Rue César Soulié 1, 1260 Nyon
    • Jeudi 25 juin – 19h30 (avec médiation)
    • Vendredi 26 juin – 19h30

Prix libre, médiation culturelle assurée par l’association « Reliefs »

Le non recours aux dispositifs d’hébergement d’urgence par des personnes sans abri: construire un discours émique à l’aide de caméras embarquées

Ce projet de recherche vise à documenter par l’image le quotidien de personnes sans-abris en Suisse romande qui sont particulièrement exclues des discours et des dispositifs : les femmes, les personnes avec un statut de séjour précaire ou sans statut de séjour, les personnes LGBTQIA+. Il s’inscrit dans la continuité d’autres recherches réalisées ou en cours sur les hébergements d’urgence, le sans-abrisme et le non-recours aux droits sociaux. Il vise à remettre la subjectivité des personnes concernées par le sans-abrisme au premier plan, en donnant à voir non seulement l’expérience vécue, mais aussi le sens que les personnes donnent à leurs pratiques. Chaque personne qui prend part au projet est invitée à réaliser un court-métrage de 5 à 7 minutes portant sur la question de l’habitat. Les questions adressées à tous-tes les réalisateur-trices sont les suivantes: Que représente la maison pour vous ? Quelles sont dans votre quotidien, les situations, les lieux, les personnes, les objets qui sont importants et qui font sens dans l’expérience du sans-abrisme ? Quelle facette de votre expérience voulez-vous rendre visibles et montrer au public ?

Le mode de réalisation des films relève des méthodologies participatives. Il s’inscrit dans la longue tradition du film collaboratif qui vise non pas à réaliser un film « sur », mais « avec » les principaux protagonistes et s’inscrit dans des réflexions post-coloniales et féministes qui questionnent l’autorité ethnographique et dénoncent le caractère principalement euro-andro-centré de la production cinématographique documentaire et ethnographique  du XXème siècle et envisage le film comme un instrument d’empowerment pour des personnes marginalisées et/ou subalternes. 

La création des films se déroule autour d’ateliers individuels : présentation du projet, formation aux questions éthiques et légales, formation technique, retour sur les premières images, montage. Chacune de ces étapes permet d’initier un dialogue autour des intentionnalités mises dans la production des images et la réalisation du film. Qu’est que la personne a vu ? pourquoi a-t-elle choisi de montrer ce lieu, cette personne, cet objet ? Quelles significations voient-elles dans ces images une fois posée sur une table de montage ? Comment arranger ces images dans un récit ? Ces questions classiques dans la réalisation d’un film se relèvent ici doublement intéressantes. Dans un premier temps, les images produites renseignent sur l’expérience vécue du sans-abrisme, ainsi elles donnent à voir de l’intérieur les enjeux liés au sans-abrisme en Suisse romande. Par ailleurs le dialogue sur la construction narrative du film permet de questionner en détail les différentes significations que les personnes attribuent à leur expérience.