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Amnesty | L’Egypte se prépare à expulser des réfugiés fuyant la Syrie

En ligne depuis le 26 août 2013 - modifié le 31 juillet 2014

Alors que le droit international est sans ambiguïté sur la responsabilité de l’Egypte de protéger les réfugiés qui fuient la Syrie, les autorités s’apprêtent à renvoyer des Syriens en Turquie et des Palestiniens vers la bande de Gaza.

Article publié sur le site d’Amnesty International, le 14 août 2013. Cliquez ici pour lire l’article original.

Mise en danger de réfugiés

Le 9 août 2013, la marine égyptienne a arrêté 13 Syriens et 28 Palestiniens près du port d’El Dekhela, à Alexandrie, et les ont accusés d’avoir « tenté de quitter l’Égypte illégalement ». Un procureur a ordonné leur libération mais les forces de sécurité les maintiennent en détention au poste de police d’El Dekhela pour des raisons de « sécurité nationale ».

Après que les services de l’immigration ont attribué un statut à ces personnes, le gouvernement a ordonné l’expulsion des Syriens et des Palestiniens, qui s’étaient enfuis en Syrie, respectivement vers la Turquie et la bande de Gaza.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Caire a confirmé qu’au moins huit des Syriens étaient enregistrés comme réfugiés. Les Palestiniens quant à eux possèdent des documents ou des numéros de dossier indiquant qu’ils sont enregistrés auprès du bureau syrien de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Le droit international est pourtant clair

Tout individu fuyant le conflit en Syrie, qu’il soit Syrien ou Palestinien vivant dans ce pays, doit être considéré comme ayant besoin d’une protection internationale. La responsabilité de cette protection revient au pays où se trouvent ces individus, en l’occurrence l’Égypte.

Notamment, ce pays a ratifié la Convention de l’Organisation de l’unité africaine sur les réfugiés, qui considère tout individu fuyant des conflits armés internes comme un réfugié

Un accès au territoire égyptien plus difficile

Selon le HCR, 107 112 réfugiés originaires de Syrie sont enregistrés ou attendent de l’être en Égypte. Depuis que  l’armée a renversé Mohamed Morsi le 3 juillet dernier, des conditions d’entrée bien plus strictes sont imposées aux Syriens entrant dans le pays, les obligeant ainsi à obtenir un visa avant leur voyage. Depuis le 1er juillet, les autorités ont interpellé au moins 160 Syriens et en ont expulsé au moins 48. Le 26 juillet, le HCR a exprimé ses craintes quant à la situation des réfugiés syriens en Égypte, signalant des arrestations arbitraires dans un « climat anti-syrien grandissant ».

Près de la moitié des quelque 500 000 réfugiés palestiniens vivant en Syrie ont été déplacés par le conflit et les atteintes aux droits humains qui en découlent. Plus de 1 400 ont été tués – en grande majorité des civils – selon les militants sur place. Au vu de la situation humanitaire difficile causée par le blocus permanent de Gaza et l’absence de système d’accueil des réfugiés, les Palestiniens venus de Syrie ne devraient en aucun cas être obligés d’aller à Gaza.

 

 

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