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Grèce | Appel international – non au vote de l’amendement raciste

En ligne depuis le 26 mars 2014

À l’occasion d’un débat législatif, le gouvernement propose un amendement prévoyant d’expulser les étrangers portant plainte contre la police ou les garde-côtes si cette plainte est classée sans suite. Au moment où de graves affaires de violences à l’égard des exilés font surface, une manière d’assurer l’impunité des forces de l’ordre.

Billet du blog Exilés dans les Balkans, publié le 25 mars 2014. Cliquez ici pour lire le billet sur le blog.

Un appel et une pétition

Grèce : l’impunité des violences racistes et la pénalisation des victimes constituent une nette régression pour l’ensemble de l’Europe

Nous tenons à exprimer notre plus grande inquiétude. Alors que l’impunité des auteurs d’actes racistes prend en Grèce des dimensions alarmantes, au lieu d’y faire face, le gouvernement grec s’apprête à l’institutionnaliser tout en instaurant des sanctions pour les victimes ! La semaine dernière, le gouvernement grec a soumis au Parlement un amendement concernant le Code de l’immigration ; il prévoit l’expulsion des migrants qui ont déposé plainte pour violences commises à leur encontre par des agents de l’État, au cas où cette plainte est rejetée ou classée sans suite. Cette disposition réglementaire ne relève que de l’intimidation pure visant à pénaliser non pas les bourreaux mais les victimes.

En Grèce, la tolérance dont bénéficient les auteurs des violences contre les migrants, et en particulier lorsqu’il s’agit des agents de la police, crée un sinistre précédent. Une longue série des rapports et d’enquêtes réalisées à ce sujet par des organismes nationaux, européens et internationaux en témoigne.
Nous considérons que la tolérance par l’État de la violence raciste, et plus encore l’institutionnalisation de cette tolérance sous prétexte de « protéger » les agents de police contre les migrants et les réfugiés (!) ne relèvent ni du « droit » d’un État, ni d’une modalité d’exercice de sa souveraineté.

La situation de crise humanitaire provoquée par des politiques d’austérité inacceptables et les responsabilités disproportionnées que la Grèce fut contrainte à assumer en matière de gestion des flux migratoires ne doivent pas servir d’alibi pour qu’un pays européen régresse à un état d’autoritarisme d’État qui renvoie à des périodes les plus sombres dans l’histoire du continent. Si toutefois cela arrive, nous savons très bien que la seule à en profiter dans le contexte actuel sera l’extrême droite raciste.

Nous considérons que les organisations politiques et syndicales, le monde associatif et la société civile dans l’ensemble de l’Europe doivent prendre une position ferme contre l’institutionnalisation de la violence raciste d’État dans un pays européen et contre toute atteinte aux droits de migrants.

Si à la fin de semaine précédente, l’amendement en question a été mis provisoirement en suspens, le ministre de l’Intérieur a déclaré son intention de le soumettre de nouveau au parlement la semaine prochaine. Il est à noter que la proposition du gouvernement consiste à retirer l’intégralité de l’article 19 du Code d’Immigration, un article qui stipule l’attribution de titre de séjour pour des raisons humanitaires, y compris aux migrants victimes de violences racistes.

Nous appelons les citoyens, les acteurs du mouvement social, les associations, les syndicats, les partis politiques à travers toute l’Europe à réagir immédiatement et à prendre toute initiative pour que l’article 19 soit maintenu sans le moindre amendement raciste.

Ce n’est qu’une question élémentaire de démocratie, d’humanisme et de justice.

Cliquez ici pour signer et diffuser la pétition.

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