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Mobilisation | Wir sind nicht sprachlos!

En ligne depuis le 15 avril 2014 et publié dans - modifié le 23 juillet 2017

Vendredi 31 janvier 2014, Berne (Waisenhausplatz): «Wir sind nicht sprachlos!» (Nous ne sommes pas «sans voix») – Telles résonnent les voix d’une centaine de demandeurs d’asile, soutenus par les écoles autonomes de Berne et Bienne, Bleiberecht et SOSF. Avec une leçon d’allemand symbolique au centre de Berne, ils protestent contre les coupes financières infligées aux institutions actives dans l’encadrement et l’hébergement des requérants d’asile, qui, entre autres, ont pour conséquence la suppression des cours d’allemand au-delà d’un cours de base de 100 jours.

Bien qu’on les prive du droit d’apprendre l’allemand, ils refusent de se taire.

Derrière ces coupes se cache la modification de l’ordonnance 2 sur l’asile relative au financement (entrée en vigueur en avril 2013). Celle-ci vise à «introduire une incitation financière pour les cantons en vue de promouvoir l’exercice d’une activité professionnelle des réfugiés statutaires et des admis provisoires»: les bons élèves (les cantons qui peuvent se vanter d’un taux d’occupation élevé pour ces personnes) sont davantage récompensés, tandis que les mauvais élèves (dont le canton de Berne) voient diminuer le montant qui leur est versé par la Confédération.

Telle que mise en pratique par le service de migration du canton de Berne (MIDI), cette «incitation financière» se solde par une nouvelle mise à l’écart des requérants d’asile en les privant de l’accès aux cours de langue.

Reste à savoir comment, avec cette mesure, le canton de Berne envisage encourager l’insertion professionnelle des futurs réfugiés et admis provisoires …

Sophie Hodel

Plus d’informations (en allemand) sur www.sosf.ch

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