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En ligne depuis le 19 avril 2014 - modifié le 11 mai 2015

“Au-delà de l’imagination” documente les violations de droits humains à l’égard de demandeurs d’asile en Libye.

Pour télécharger le rapport (en anglais), publié en février 2014, cliquez ici.

libye

Des demandeurs d’asile ne doivent pas être renvoyés en Libye pour quelque raison que ce soit parce que leur sécurité, leur vie et leur liberté y sont à risque. En Libye, ils n’ont virtuellement aucune chance d’obtenir de la protection, même maintenant que le régime de Kadhafi s’est écroulé.

Telle est la conclusion centrale et indubitable de «Au-delà de l’imagination», publication  du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) de Malte, qui documente les expériences de demandeurs d’asile qui arrivent à Malte en passant par la Libye, et a été présentée lundi à Valette.

«A travers cette publication, nous avons voulu souligner les conséquences du retour en Libye de demandeurs d’asile, en mettant en lumière les histoires que nous entendons répétitivement à leur arrivée à Malte. La plupart ont souffert d’horribles abus – notamment la détention illimitée dans des conditions misérables, bastonnades, viols et autres formes d’abus sexuels – et la possibilité d’obtenir quelque forme de protection que ce soit leur est refusée»  a dit Katrine Camilleri, directrice du JRS Malte, à la présentation du document lundi 3 février.

«Nous répétons donc notre appel auprès du gouvernement pour qu’il s’abstienne d’actions qui auraient pour conséquence, directement ou indirectement, le retour de migrants en Libye, et cela jusqu’à ce que la situation y soit drastiquement améliorée et que le gouvernement libyen ait mis en place des mesures efficaces pour sauvegarder les droits humains et l’accès à la protection dans la pratique.»

La publication du JRS est basée sur des interviews avec des demandeurs d’asile d’Erythrée et de Somalie. Dans les mots de l’un d’eux, pour les demandeurs d’asile africains subsahariens, la vie en Libye est «au-delà de l’imagination». Les conditions de vie sont si mauvaises que mourir est préférable à retourner. Tous ces interviewés décrivent une vie de constante crainte et insécurité – de totale impuissance façonnée par des forces au-delà de leur contrôle, où la seule option possible est de risquer sa vie en cherchant de la protection ailleurs.

Le JRS Malte insiste sur le fait que tout pourparler de la Libye participant à la recherche de solutions sur les défis présentés par l’immigration irrégulière, doit être vu sous la lumière des conditions de vie là-bas. Si Malte a clairement le droit de contrôler l’immigration, ce contrôle doit être effectué dans le cadre des paramètres établis par les obligations du pays en matière de législation des droits humains. Ces obligations obligent Malte à assurer que personne ne sera renvoyé dans un pays dans lequel cette personne devra affronter de sérieuses violations de ses droits et ne pourra pas obtenir de protection en cas de nécessité.

«Si le contrôle de l’immigration est entièrement légitime, nous ne pouvons toutefois pas sécuriser nos frontière au coût des vies et de la sécurité d’autres personnes» a dit Me Camilleri.

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