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Carte | Mobilité et migration, de faux amis

En ligne depuis le 6 mars 2016 et publié dans

Si « migration » est synonyme de déplacement durable d’un pays à l’autre, elle ne va pas de pair avec la notion de « mobilité ». De fait, la liberté d’un citoyen du monde de se déplacer en Suisse et en général dans le monde occidental dépend de la couleur de son passeport et de la situation prévalant dans son pays d’origine. En Suisse, la mobilité est également contingentée au type de permis de séjour.

Politique des visas. Qui veut entrer en Suisse doit -ou non- faire une demande de visa qui s’agrémentera, selon son origine, de conditions plus ou moins compliquées et onéreuses. Toute la question sera de savoir si on est né du bon côté ou non de l’îlot de prospérité et de stabilité.

Politique des visas: comment la Suisse partage le monde

Carte_PolitiqueVisasSuisse_Reka

Carte: Philippe Rekacewicz / Collaboration: Luma Pillet

La politique des visas est en effet une façon de restreindre l’accès légal au territoire helvétique aux pauvres mais aussi aux réfugiés de la guerre et de la violence, comme le montrent les deux cartes réalisées par le géographe Philippe Rekacewicz pour Vivre Ensemble.  Une façon de s’assurer que les personnes venues admirer le jet d’eau retourneront chez elles avec leurs souvenirs. On se souvient de la décision prise par la Suisse en janvier 1992, au moment où la guerre en ex-Yougoslavie faisait rage, d’introduire l’obligation de visa pour ses ressortissants [1]. Décision ne laissant d’autres choix que de recourir à des voies dangereuses et à des passeurs pour trouver refuge en Suisse. La place, aujourd’hui, du Kosovo dans cette représentation du monde comme les principaux pays de provenance des réfugiés témoignent d’une certaine « tradition » en la matière.

Obligation de visa pour les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile 

Carte demandes d'asile 2015 - obligation de visas

Carte: Philippe Rekacewicz

Et une fois en Suisse? La mobilité des personnes ayant déposé une demande d’asile et obtenu une protection dépendra du permis de séjour. Lieu de résidence imposé. Changement de canton entravé voire impossible. Voyages à l’étranger prohibés sauf exception pour les personnes admises à titre provisoire. Les détails des diverses entraves et subtilités sont détaillées dans une nouvelle brochure publiée par le Secrétariat d’Etat aux migrations (voir notre article p. 10-12)

Sophie Malka

1 « Faux réfugiés. La politique suisse de dissuation de l’asile (1979-1999) » Alain Maillard et Christophe Tafelmacher, éd. D’En bas, 1999

Ces deux cartes sont le fruit d’une collaboration avec le géographe et cartographe Philippe Rekacewicz (visionscarto.net) dans le cadre des 30 ans de Vivre Ensemble. Notre association, par ses différentes actions d’information, cherche à proposer de nouvelles façons d’appréhender les questions d’asile (voir également les cartes sur les accords de réadmission publiées dans VE 155).

Lire également l’excellente analyse publiée sur visionscarto.net par Philippe Rivière “Voyager sans visa”, reproduite sur notre site.

Ces deux cartes ont été reprises et traduites dans 9 langues par Swissinfo le 27 mai 2016 dans un article intitulé: Qui peut venir en Suisse sans visa? 

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