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“Faut pas croire” RTS | Aquarius : un bateau au secours des migrants

En ligne depuis le 8 juin 2018

Depuis 2016, l’Aquarius a sauvé plus de 28’000 vies en Méditerranée. Le bateau de l’ONG « SOS Méditerranée » navigue aux frontières des eaux territoriales libyennes à la recherche de migrants en détresse, palliant l’absence de politique européenne de sauvetage. « Faut pas croire » monte à bord à la rencontre des sauveteurs, médecins, sage-femme, médiateurs culturels qui redonnent espoir et dignité à ceux qui sont prêts à tout pour fuir l’enfer libyen, et croise les regards des sauveteurs et des rescapés, en donnant la parole à ceux qui sont parvenus à traverser la Méditerranée.

Émission “Faut pas croire” diffusée le 2 juin 2018 sur RTS. Pour voir toute l’émission sur le site de la RTS, cliquez ici.

A ce sujet, à lire également, le blog Le Temps des réfugiés: “Mussie Zerai: Le futur des migrants est en Afrique” de Jasmin Caye. Elle y retranscrit notamment les réponses données par le Père Mussie Zerai, au cours de l’interview réalisé par Aline Bachofner.

Le billet se trouve en intégralité sur le blog du Temps de Jasmine Caye. Ci-dessous un extrait est reproduit:

Aline Bachofner: Si vous avez un message très court à faire passer aux jeunes qui sont tentés par la migration aujourd’hui qu’est ce que vous leur diriez?

Mussie Zerai: Ce que je leur dirai c’est que leur futur est en Afrique, pas en Europe, le futur du monde est en Afrique, parce que c’est un continent jeune, riche en ressources. Donc s’ils restent à lutter pour changer leur pays, leur continent, ils auront leur propre avenir et leurs enfants aussi en auront un. S’ils continuent à fuir, à migrer le changement n’aura jamais lieu, le continent restera toujours esclave des pouvoir extérieurs et il n’y aura pas d’avenir, ni pour nous, ni pour nos enfants. Mon message c’est de rester et de lutter pour la justice, pour le changement, de lutter contre la corruption qui est le vrai cancer de l’Afrique et contre les pouvoirs qui aujourd’hui vendent et volent l’avenir des jeunes africains. Il faut lutter contre tout cela mais en restant en Afrique parce qu’en fuyant c’est impossible d’obtenir le changement.

Ce dernier propos est particulièrement intéressant car le parcours du prêtre est exemplaire et son engagement envers les personnes migrantes exceptionnel. Il a pu aider et sauver beaucoup de personnes mais il a aussi compris la souffrance des personnes maltraitées durant le parcours migratoire et maltraitées en Europe, la souffrance de leur famille aussi. Voilà un homme de terrain avec des convictions humanitaires profondes qui dit ce que peu de responsables humanitaires osent exprimer. […]

Dans la continuité, il est intéressant de lire les propos de Catherine Morand paru le 5 juin 2018 dans le journal Le Courrier. Journaliste, spécialiste de l’Afrique, elle titre:” «Ils n’ont rien à faire ici» – dans leur propre pays non plus”. Celle qui a été de nombreuses années la responsable romande de Swissaid, parle d’une jeunesse africaine qui migre à défaut d’avoir une perspective dans son propre pays. Elle regrette notamment que certains dirigeants africains n’investissent pas dans la jeunesse de leurs pays, et évoque en miroir les égards qui sont portés à la présence d’Occidentaux en Afrique. Ci-dessous un extrait:

Ces jeunes n’ont guère de chance de se faire une place au soleil européen. Le drame, c’est qu’il n’y a pas non plus de place pour eux dans leur propre pays. Dans un contexte où les systèmes scolaires et de formation sont à la dérive, le marché de l’emploi sinistré, ils se retrouvent le plus souvent livrés à eux-mêmes, contraints de s’inventer jour après jour des petits boulots pour subsister. Biberonnés, comme les jeunes du monde entier, aux séries TV américaines et occidentales, émerveillés par les selfies envoyés par leurs camarades qui ont réussi à passer «de l’autre côté», partir à tout prix pour l’Europe est une obsession. Une question de dignité aussi, pour ne plus être à la charge de la famille, sortir d’une précarité sans issue.

Pour lire l’intégralité de la chronique de Catherine Morand parue dans le Courrier le 5 juin 2018, cliquez-ici

 


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