Aller au contenu
Documentation

Décadrée & Fédération LGBTIQ+ | Prise de position sur l’initiative « 200 francs, ça suffit »

Le 8 mars prochain, les citoyen·nes suisses sont appelé·es à se prononcer sur l’initiative «200 francs, ça suffit», qui prévoit de ramener la redevance radio-TV des ménages à 200 francs et de supprimer entièrement cette contribution pour la majorité des entreprises. Une telle initiative, si elle venait à être acceptée, ferait peser une menace réelle sur le service public, le pluralisme et la diversité des représentations. Le travail avec et auprès des médias étant au coeur de notre action, nous relayons ici la prise de position de la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et de décadréE. Les enjeux pour les minorités de genre et d’orientation sexuelle soulevés par ces organisations concernent tout autant le traitement médiatique de l’asile et des personnes en quête de protection.

La privatisation des médias telle qu’elle s’observe dans les pays voisins peut amener à l’instrumentalisation des thématiques d’asile et de migration, favorisant ainsi la propagation d’idées reçues et de représentations biaisées. Le service public n’est pas parfait: c’est précisément le travail du Comptoir des médias que d’outiller les journalistes pour un traitement médiatique de l’asile et des personnes en quête de protection diversifié et objectif.

© Image d’illustration: photo de Matthew Guay

La prise de position est parue notamment sur la page LinkedIn et Instagram de la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et de décadréE.

Prise de position de la Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et de décadréE sur l’initiative «200 francs, ça suffit»

Votations du 8 mars | Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et décadréE

Le 8 mars 2026, la Suisse vote sur l’initiative «200 francs, ça suffit», qui veut réduire fortement la redevance radio-télévision. Cette baisse met en danger l’offre médiatique de service public. La Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et décadréE s’y opposent.

DES REPRÉSENTATIONS PLUS JUSTES. Les personnes LGBTIQ+ sont souvent stéréotypées ou peu visibles, surtout dans les médias guidés par l’audience et la polarisation. Le service public, soumis à des obligations de pluralisme, favorise des récits plus diversifiés et inclusifs. Réduire ses moyens fragilise ces espaces de représentation.

UNE INFORMATION DE QUALITÉ Le service public garantit des contenus vérifiés et pluralistes. Réduire ses moyens affaiblit la qualité et la diversité des médias. Dans le contexte actuel, le risque de désinformation, notamment par rapport aux personnes LGBTIQ+, augmente. Accéder à des sources fiables est essentiel pour se forger une opinion éclairée.

MOINS DE MOYENS, MOINS DE VISIBILITÉ Les coupes budgétaires touchent d’abord:

  • Les documentaires et productions culturelles longues;
  • Les sujets traitant de groupes minorisés, dont les personnes LGBTIQ+.

Résultat: moins de visibilité et une exposition accrue aux contenus sensationnalistes ou hostiles. 

PAS PARFAIT, MAIS NÉCESSAIRE S’opposer à l’initiative ne signifie pas défendre le statu quo. Le service public n’est pas parfait. Il doit mieux représenter les personnes LGBTIQ+. Mais pour l’améliorer, il doit avoir les moyens d’exister. Nous demandons:

  • Une meilleure représentation des personnes LGBTIQ+ dans les médias;
  • Un accès équitable aux métiers de l’audiovisuel pour les personnes LGBTIQ+. 

CE QUI EST EN JEU La votation du 8 mars déterminera quelles voix restent visibles et audibles dans l’espace médiatique suisse. Réduire la redevance affaiblirait l’information fiable et la diversité des représentations. 

La Fédération genevoise des associations LGBTIQ+ et décadréE appelle à rejeter l’initiative “200 francs, ça suffit”.