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Belgique | L’Afghanistan ne délivre que “quelques” laissez-passer aux déboutés

En ligne depuis le 28 novembre 2013 - modifié le 18 octobre 2014

Kaboul, non plus, n’en veut pas

Article publié dans La Libre Belgique, le 24 octobre 2013. Cliquez ici pour lire l’article complet sur le site de La Libre Belgique.

Le rapatriement des déboutés afghans n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît : le gouvernement de Kaboul met lui aussi des bâtons dans les roues (voir LLB du 23/10). Sur décision de leur capitale, les diplomates afghans en poste à Bruxelles ne délivrent qu’au compte-gouttes le laissez-passer permettant aux demandeurs d’asile déboutés de retourner dans leur pays. Ils ne le font que lorsque le rapatriement est volontaire, explique le consul afghan Mohammad Ismail Javid. Or, le nombre de rapatriements volontaires est très faible : 55 illégaux afghans ont accepté de retourner dans leur pays en 2012, sur un total de 1 537 ordres de quitter le territoire belge.

Les raisons de ce blocage afghan restent obscures. Kaboul cite, en premier lieu, le climat d’insécurité qui subsiste en Afghanistan, malgré la présence d’une force internationale qui a culminé à 130000 soldats. L’année 2014 consacrera le retrait définitif des unités combattantes de l’Isaf et l’élection d’un nouveau président. “En Afghanistan, on ne peut pas vraiment garantir la sécurité des personnes”, assure le diplomate afghan.

Mais…

La vraie raison pourrait être que les diplomates afghans restent solidaires des jeunes venus tenter l’aventure en Europe. La diaspora fait vivre des familles. Seuls 9300 Afghans vivent en Belgique en toute légalité. L’an dernier, les diplomates afghans ont été appelés par l’Office des étrangers pour tenter d’identifier les vrais et les faux Afghans. “On pose des questions sur leur village, leur famille“, dit le consul afghan. “Ce n’est pas évident.”

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Sur la polémique autour des rapatriement “volontaires” de Belgique en Afghanistan, v. aussi:

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