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Formation | Offrir des perspectives aux réfugié.e.s

En ligne depuis le 10 avril 2020 et publié dans - modifié le 16 avril 2020

Longtemps sous-estimée, la question de l’accès à une formation certifiante ou supérieure s’est posée de façon accrue dès 2015, au moment où un grand nombre de réfugié-e-s ont été accueilli-e-s en Europe et en Suisse. Diverses initiatives ont alors été lancées, motivées par le principe que les personnes en situation d’exil forcé doivent pouvoir continuer à se former et étudier dans leur pays d’accueil afin qu’elles s’y construisent et contribuent à la société qui leur a apporté sa protection. Le défi de la mise à niveau de la langue et des connaissances scolaires –déjà thématisé pour les plus jeunes immergés d’office dans le système scolaire– s’est alors imposé comme indispensable par les responsables de l’instruction publique helvétique [1]. Pour celles et ceux qui, arrivés après 16 ans, ne parviennent pas à s’intégrer dans le système scolaire, ou qui, plus âgés, cherchent à se former, à poursuivre leurs études supérieures interrompues par la fuite, diverses mesures et initiatives ont émergé. Petit tour d’horizon non exhaustif.

Accès à l’apprentissage

Lancé par la Confédération en septembre 2018 pour les 16 à 35 ans le projet pilote Préapprentissage d’intégration (PAI) propose une année de transition et de mise à niveau des connaissances afin de favoriser l’accès à une attestation fédérale professionnelle (AFC) ou à un apprentissage (CFC) pour celles et ceux qui ne parviennent pas à y entrer directement. Quelque 700 places ont pu être proposées en Suisse dans 18 cantons. En mai 2019, la Confédération appelait les entreprises à y participer. Ce dispositif devrait s’ouvrir à d’autres populations que celles du domaine de l’asile.

Accès aux hautes études

Source: swissuniversities.ch

Chaque établissement universitaire ou haute école reste maître dans ses critères d’admission, notamment en matière de langue et de reconnaissance des diplômes. Swissuniversities, faîtière des hautes écoles, a en 2015 appelé ses membres à leur responsabilité sociale. Un réexamen des critères d’admission à la lumière des réalités des réfugié-e-s (dont le niveau d’études préalables n’est pas toujours accompagné d’un document et doit être évalué) a notamment été annoncé par la HES-SO. Deux projets dans ce sens ont été lancés à l’EESP à Lausanne et à la Haute école de travail social de Fribourg.

• L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) a lancé en 2015 le projet Perspectives – études qui veut favoriser un accès égalitaire aux hautes écoles et universités, quel que soit le statut de séjour, le genre ou l’environnement socio-économique des personnes. Un site web d’information et d’orientation sur l’accès aux études supérieures (HES, Universités suisses et HEP) est dédié aux exilé-e-s et à celles et ceux qui les accompagnent. Sont proposés un module d’orientation professionnelle ou académique, un service de consultation et d’expertise dans la construction des dossiers d’étudiants, une formation pour les mentors et la construction d’un réseau entre les pro- jets étudiants et les cercles professionnels.
• Lancé par l’Université de Genève, Horizon Académique propose un programme d’intégration académique et sociale aux personnes relevant de l’asile ayant dû interrompre un cursus universitaire. Cours de langue, reconnaissance des diplômes, cette année-passerelle de préparation aux études universitaires est soumise à une sélection et s’est depuis peu ouverte à d’autres étudiant-e-s venus de l’étranger (par regroupement familial ou Suisses de l’étranger par exemple). La HES-SO Genève reçoit aussi des candidats provenant du programme Horizon Académique.
• La section suisse de Scholars at risk regroupe quinze institutions universitaires. Elle vise à permettre à des chercheurs menacés dans leur pays de trouver refuge en Suisse par le biais de contrats de recherche ou d’enseignement temporaires, avec un soutien logistique et financier.
• Plusieurs initiatives de soutien ont été lancées par les associations d’étudiants. Notamment à l’Université de Lausanne, l’association UNIL sans frontières. À Fribourg deux associations ont lancé le projet Orientation, formation, intégration.

DANIELA CAMELO
coll. SOPHIE MALKA

[1] La Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) a appelé les autorités fédérales à renforcer le financement de l’intégration et de la formation pour les nouveaux arrivants. CDIP, communiqué, Intégration des adolescents et jeunes adultes arrivés tardivement en Suisse : coopération indispensable, 27.06.2016.

Agenda intégration suisse (AIS)

Entré en vigueur en janvier 2020, l’AIS est un programme spécial de mesures d’intégration sociale et professionnelle individualisées. Très large puisqu’il s’intéresse à l’insertion dès le plus jeune âge, il est mis en œuvre par les cantons. Il prévoit une évaluation systématique du potentiel et des capacités de chacun-e et vise à favoriser l’accès à l’autonomie économique et sociale des personnes réfugiées et admises provisoirement (permis B et F). Les mesures individuelles comprennent un renforcement de l’accès aux cours de langue, préalable indispensable, mais aussi un soutien à la formation.


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